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Qu’il s’agisse de raconter la création des univers, comprendre la théorie du Tout ou la classification des éléments chimiques, le travail de Matteo Rubbi propose une navigation entre le micro et le macro, l’infiniment petit et l’infiniment grand. Il aime créer des rencontres impossibles et fait surgir le merveilleux de la banalité. Jouant avec l’interpolation temporelle, le passé soudain réapparaît afin que le futur devienne terriblement proche. Ce retour vers l’originel n’est jamais nostalgique puisqu’il provoque une connexion du monde contemporain avec d’autres réalités et utilise la mise en perspective afin de mieux contredire certaines frontières figées : le soleil est un ballon de basket, Pluton un grain de sable et Vénus un pépin de pomme*. La dynamique festive et participative des projets prend forme pour donner à voir l’invisible, le disparu, le lointain. Par l’utilisation de matériaux simples et par l’implication collective, il convoque des contrées lointaines parfois difficiles à imaginer. Pourtant tout est réel ou l’a été, et c’est bien à cette irréalité présumée que l’artiste répond par l’action. Réinventer, reconstituer, recréer des origines offre de nouvelles visions de notre présent.
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