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Avec cette étude, nous avons voulu savoir comment la maturité de récolte des céréales entières couramment utilisées dans les systèmes de pâturages en andains dans l’Ouest canadien influe sur le rendement, la composition chimique et la digestibilité in situ. Notre hypothèse était la suivante : l’augmentation du rendement associée à la progression de la maturation ne compenserait pas la réduction de la digestibilité et, par conséquent, le rendement en matière sèche (MS) réellement dégradable diminuerait avec les stades de maturation plus avancés. Nous avons cultivé quatre parcelles répétées d’orge (Hordeum vulgare L.; cv. CDC Cowboy), de millet (Panicum milliaceum; cv. Red Proso), d’avoine (Avena sativa L., spp.; CDC Weaver) et de blé (Triticum aestivum L.; cv. 07FOR21). Dans chaque répétition, des céréales ont été récoltées à 4 stades de maturation différents : élongation de l’épi, fin du stade laiteux, stade pâteux dur, maturation complète. Nous avons déterminé, pour chaque stade de maturation, le rendement en matière sèche et humide, la composition chimique (MS, matière organique [MO], fibres résistantes aux détergents neutres [NDF], matières grasses brutes et glucides non fibreux). Des échantillons de chaque type de céréale entière ont été broyés (tamis 2 mm), pesés dans des sacs en nylon (pores de 53 ± 10 µm) et incubés en double. Pour chaque incubation, les sacs ont été répartis au hasard (répétition de parcelle, stade de maturation et temps d’incubation) entre sept génisses (32 sacs par génisse, pour chaque incubation). Nous avons analysé les données et mesuré les vitesses de dégradation au moyen d’un modèle de cinétique de premier ordre où le stade de maturation était un effet fixe et la parcelle, un effet aléatoire. Les rendements en MS, en MO et en glucides non fibreux ont augmenté de façon linéaire pour l’orge et l’avoine (P < 0,001) et de façon quadratique pour le millet et le blé (P ≤ 0,025). Les NDF ont augmenté de façon linéaire pour l’orge (P = 0,005) et de façon quadratique pour le millet, l’avoine et le blé (P = 0,044). Nous n’avons constaté aucun changement dans le rendement en protéines brutes pour l’orge, le millet ou l’avoine, mais il y a eu une augmentation linéaire pour le blé (P = 0,002). La concentration des glucides non fibreux a augmenté de manière linéaire pour l’orge, le millet et l’avoine (P < 0,001), et de manière quadratique pour le blé (P < 0,001) tandis que la concentration de MS réellement dégradable a diminué de façon qu
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