dm – -Translation – Keybot Dictionary

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Keybot 303 Results  www.agr.ca  Page 6
  Straw management in a c...  
The coarse (>0.5 mm) light fraction of soil organic matter was reduced by fallowing the preceding year or disking in the straw, and was significantly correlated with the most recent input amounts of straw or total residue (root plus straw) dry matter (DM).
On s’intéresse beaucoup à l’utilisation de paille pour produire des fibres industrielles ou du biocarburant (éthanol). L’enlèvement de la paille sur les champs pourrait cependant nuire à la qualité du sol. Notre étude visait à comparer les effets des résidus de récolte sur le sol et des résidus enfouis sur la teneur du sol en carbone organique, les propriétés physiques et microbiologiques du sol et le rendement des cultures. De 2007 à 2010, nous avons varié les apports de paille dans une rotation d’orge (Hordeum vulgare L.), de pois (Pisum sativa L.), de blé (Triticum aestivum L.) et de canola (Brassica napus L.) en enlevant la paille ou en la laissant sur place, avec ou sans fertilisation azotée, ainsi qu’en mettant en jachère certaines parcelles certaines années. La gestion de la paille, ou l’apport de résidus de récolte, n’a eu aucun effet sur le rendement en grains, sans doute en raison des déficits d’humidité durant trois des quatre années de l’étude. L’accumulation de nitrate dans le sol était toujours plus élevée dans les traitements de jachère et de fertilisation azotée, et l’assimilation d’azote par les grains était réduite dans les parcelles où la paille avait été laissée à la surface du sol durant trois ans, indiquant probablement une immobilisation nette de l’azote. La fraction légère grossière (> 0,5 mm) de la matière organique du sol a été réduite par la mise en jachère l’année précédente ou le disquage de la paille dans le sol, et elle a présenté une corrélation significative avec la quantité de matière sèche du plus récent apport de paille ou de résidus totaux (racines et paille). La fraction légère fine n’était pas corrélée avec ces apports de résidus. L’agrégation du sol, indiquée par le diamètre des particules de poids moyen, ne variait pas selon la gestion de la paille. La concentration de carbone de la biomasse microbienne et l’activité de l’enzyme ß-glucosidase dans le sol non rhizosphérique étaient toujours plus faibles pour le traitement témoin (parcelles non cultivées) et le traitement de disquage (incorporation de paille au sol), mais la gestion de la paille n’a eu aucun effet sur les quantités de carbone et d’azote minéralisés. La concentration de carbone de la biomasse microbienne dans le sol non rhizosphérique a présenté une forte corrélation avec l’apport cumulatif total de résidus (matière sèche). Toutefois, comme le rendement des cultures variait peu selon la gestion de la paille, il n’était pas corrélé avec les paramètres
  Can enteric methane emi...  
To study effects of adding fat to diets on CH4 emissions, a meta-analysis using data from 27 studies was conducted. For diets containing up to 130 g fat/kg of dry matter (DM), there was a linear relationship between total fat content of the diet and CH4 yield (g/kg DM intake).
Le méthane produit par les ruminants d’élevage contribue aux émissions totales de gaz à effet de serre d’origine anthropique sur la planète. Nous avons examiné les stratégies alimentaires et d’élevage les plus prometteuses pour réduire les émissions de CH4 des ruminants ainsi que leurs effets possibles sur les productions animales. L’ajout de matières grasses à la ration est la stratégie alimentaire la plus prometteuse, mais son effet sur la production laitière et la composition du lait est complexe et diffère selon la ration utilisée. L’effet est également différent selon le stade de la lactation, le degré de saturation des matières grasses ajoutées à la ration, la quantité de matières grasses ajoutée, ainsi que la teneur en gras et la composition de la ration de base. Pour examiner les effets que l’ajout de matières grasses à la ration produit sur les émissions de CH4, nous avons fait la méta‑analyse des résultats de 27 études. Dans le cas des rations dont la teneur en matières grasses est égale ou inférieure à 130 g gras/kg de matière sèche, une relation linéaire a été mise en évidence entre la teneur totale en matières grasses de la ration et la production de CH4 (g/kg de matière sèche consommée). La reprise de l’analyse en limitant les rations à une plage de valeurs applicables en pratique inférieures à 80 g de matières grasses/kg de matière sèche a révélé une différence (P < 0,001) entre les bovins (bovins laitiers et bovins de boucherie) et les ovins, au point de vue du changement de la production de CH4 observé en réaction à l’ajout de matières grasses à la ration. Chez les bovins, une augmentation de l’apport alimentaire de matières grasses de 10 g/kg a entraîné une baisse de production de CH4 de 1 g/kg de matière sèche consommée, mais, chez les ovins, la baisse a atteint 2,6 g/kg, même si, dans leur cas, la relation était moins précise, les données étant moins nombreuses (n = 59 pour les bovins et n = 17 pour les ovins). Aux valeurs d’apport en matières grasses applicables en pratique, la relation entre la concentration de matières grasses dans la ration et la production de CH4 n’a pas été changée par la forme des matières grasses ajoutées (huile ou graines), les principaux acides gras composant les matières grasses ajoutées (C12:0 et C:14, C18:1, C18:2 et C18:3), ou la source des matières grasses (canola, noix de coco, acides gras, graines de lin, soja, tournesol, ration de base sans matières grasses ajoutées). Des données indiquaient aussi la
  Effects of selenium yea...  
Treatments were: control, LSY, MSY and HSY with 0, 150, 300 and 450 mg selenium yeast (Sel-Plex®, 1 g/kg selenium, produced from Saccharomyces cerevisiae CNCM I-3060) per kg of diet dry matter (DM), respectively.
Les travaux que nous présentons ici visaient à évaluer les effets d’un supplément de levure enrichie en sélénium (LS) sur la fermentation ruminale, la performance de lactation et la digestibilité des aliments chez la vache laitière. Nous avons utilisé 28 vaches Holstein multipares (rang de vêlage : 2,5 ± 0,3; poids moyen : 625 ± 18,2 kg; 63 ± 3,0 jours de lactation; production de lait quotidienne moyenne : 26,2 ± 0,5 kg/vache) et suivi un plan en carré latin 4 × 4 répété. Les traitements se caractérisaient comme suit : ration témoin, rations à faible teneur en LS (LSF), à teneur moyenne en LS (LSM) et à teneur élevée en LS (LSE) contenant, respectivement, 0, 150, 300 et 450 mg de levure enrichie en sélénium (Sel-Plex®, 1 g/kg sélénium, produite avec Saccharomyces cerevisiae CNCM I-3060) par kg de matière sèche (MS) d’aliments. Les périodes expérimentales, d’une durée de 45 jours, comprenaient 30 jours d’adaptation et 15 jours de prélèvements. Nous avons constaté que le pH ruminal était plus faible chez les vaches recevant la ration LSM que chez celles du groupe témoin et diminuait de manière linéaire (P = 0,03) à mesure que la quantité de LS augmentait, tandis que la concentration des AGV totaux augmentait de façon linéaire et quadratique (P ≤ 0,01). La valeur de la concentration la plus faible a été observée chez les vaches recevant la ration témoin, les valeurs intermédiaires, chez celles recevant les rations LSF et LSE, et la plus élevée, chez celles recevant le LSM. Le rapport entre l’acétate et le propionate était plus faible chez les vaches recevant les rations LSF, LSM et LSE que chez celles du groupe témoin et diminuait de façon linéaire et quadratique (P ≤ 0,01) avec l’augmentation de la quantité de LS en raison de l’accroissement de la proportion molaire de propionate. La quantité d’azote ammoniacal dans le rumen était plus faible (P ≤ 0,01) avec les rations LSM et LSE qu’avec la ration témoin et diminuait de façon linéaire (P ≤ 0,01) avec l’augmentation de la quantité de LS. La consommation de matière sèche, la teneur et le rendement en matières grasses, en protéines et en lactose du lait n’ont pas varié (P > 0,05). Les rendements en lait et en lait normalisé à 4 % étaient plus élevés (P ≤ 0,05) avec les rations LSF et LSM qu’avec la ration LSE et la ration témoin. La teneur en sélénium du lait augmentait de façon linéaire et quadratique (P ≤ 0,01) avec l’augmentation de la quantité de LS de la ration (teneur en sélénium du lait selon la ration
  Harvest of natural shru...  
The harvest rate ranged from 2 to 26 bales/h (average of 14 bales/h). Bale mass averaged 477 kg at 46% moisture content [260 kg dry mass (DM)/bale at a density of 166 kg DM/m3]. Diesel fuel consumption averaged 8.5 L/t DM.
La presse à balle est un appareil novateur qui permet de couper la biomasse ligneuse d’un diamètre basal allant jusqu’à 150 mm, et de comprimer cette biomasse en balles rondes. La presse à balle peut être utilisée pour récolter des cultures ligneuses de courte rotation, comme le saule et le peuplier hybride. Elle peut aussi être employée pour se débarrasser des broussailles, du sous-étage forestier et des petits arbres envahissants afin d’améliorer l’aménagement des terres. Nous avons évalué un modèle commercial de presse à balle pour cette deuxième utilisation, soit la coupe de broussailles dans différents environnements du centre du Canada (trois sites au Québec et deux sites en Ontario) et du Midwest des États-Unis (sept sites au Minnesota). En 2009 et 2010, nous avons récolté et examiné plus de 250 balles provenant de peuplements naturels afin de recueillir de l’information sur la gestion de la machinerie utilisée dans des conditions diversifiées en termes d’espèces récoltées, de densité et de conditions du sol. Le taux de récolte a varié entre 2 et 26 balles/h (moyenne de 14 balles/h). La masse des balles s’est établie en moyenne à 477 kg pour une teneur en humidité de 46 % [masse sèche (MS) de 260 kg/balle selon une densité de 166 kg MS/m3]. La consommation moyenne de carburant diesel a été de 8,5 L/t MS. Le coût de récolte a été estimé à 33 $/t MS lorsque le rendement et le taux de récolte étaient élevés (20 balles/h), et à 64 $/t MS lorsque la presse à balle était utilisée à faible capacité (10 balles/h) en raison d’une baisse de rendement ou d’une mauvaise traction. L’information recueillie permettra d’évaluer les coûts liés à la gestion environnementale des peuplements naturels couverts de broussailles ainsi que la biomasse pouvant être récupérée.
  Greenhouse gas emission...  
We conducted an analysis of 95 arable farms in Norway to calculate farm scale emissions of greenhouse gases, expressed both as CO2 eq per unit area, and CO2 eq per kg DM produced and to describe relationships between the farms’ GHG intensities and their economic efficiencies (gross margin).
Pour accroître la production alimentaire tout en atténuant le changement climatique, les systèmes de culture de l’avenir devront réduire les émissions de gaz à effet de serre par unité de production. Nous avons analysé 95 exploitations agricoles de la Norvège afin d’en calculer les émissions de gaz à effet de serre, exprimées en éq. CO2 par unité de superficie et en éq. CO2 par kg de matière sèche produite, et de décrire la relation entre l’intensité de leurs émissions de GES et leur efficience économique (marge brute). Nous avons 1) conçu un modèle à l’échelle de la ferme des émissions nettes de GES des systèmes de culture, 2) créé un jeu de données systématique sur les sols, les conditions météorologiques et les opérations agricoles de chaque exploitation, 3) effectué une simulation stochastique de la variabilité de l’intensité des émissions de GES des diverses sources, ainsi qu’une analyse de sensibilité de l’intensité des émissions à certains paramètres et équations, et 4) décrit la relation entre l’intensité des émissions de GES et la marge brute des exploitations agricoles. Parmi les cultures de petites graines et de céréales, la culture d’oléagineux a présenté la plus grande variabilité des émissions de GES par kg de matière sèche produite (le 75e centile de cette intensité des émissions était de 1,9 fois plus élevé que le 25e centile). Quant aux émissions de GES par kg de matière sèche produite des cultures d’orge, d’avoine ainsi que de blé de printemps et d’hiver, le 75e centile était de 1,4 à 1,6 fois plus élevé que le 25e centile. Nous avons observé des tendances similaires pour les émissions par unité de superficie. Les émissions de N2O du sol constituaient toujours la plus grande source des émissions de GES, soit presque la moitié. La production des intrants hors ferme a constitué la deuxième plus grande source d’émissions, soit environ 25 %. Si l’on fait l’exception des cultures d’oléagineux, pour lesquelles les variations dans la teneur en carbone du sol ont le moins contribué aux émissions, ce sont les émissions attribuables à la consommation de carburants à la ferme qui ont le moins contribué (environ 10 %) à l’intensité totale des émissions de GES. Pour toutes les cultures, les variations dans la teneur en carbone du sol ont le plus contribué à la variabilité de l’intensité des émissions de GES d’une exploitation agricole à l’autre, et cette intensité était la plus sensible aux effets environnementaux sur la teneur en carbone du sol. La
  Nitrogen transformation...  
This open windrow composting experiment consisted of two replications and three treatments being: (1) CK: manure from cattle fed a diet containing 860 g/kg barley (Hordeum vulgare L.) grain, 90 g/kg barley silage and 50 g/kg supplement on a dry matter (DM) basis, (2) DDGS: diet similar to (1) with 400 g/kg corn (Zea mays L.) dried distillers grain with solubles (DDGS) replacing barley grain, and (3) DDGS + CT: diet as described in (2) but with the addition of 25 g/kg DM Acacia mearnsii CT.
Les tannins condensés (TC) présents dans la ration des ruminants réduisent la dégradation ruminale de l’azote, mais peu d’études ont été menées sur la façon dont ces composés phénoliques modifient le métabolisme de l’azote au cours du compostage du fumier. La présente étude porte sur les effets que des TC, ajoutés comme additifs à la ration des bovins, produisent sur la teneur en azote du fumier et sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par le fumier au cours du compostage. Cette expérience de compostage en andains a consisté en deux répétitions de trois traitements : (1) témoin : fumier de bovins recevant une ration contenant 860 g/kg de grain d’orge (Hordeum vulgare L.), 90 g/kg d’orge ensilée et 50 g/kg de complément (proportions de matière sèche [MS]); (2) DSDS : ration 1 dont le grain d’orge est remplacé par 400 g/kg de drêches et solubles de distillerie séchés (DSDS) de maïs (Zea mays L.); (3) DSDS + TC : ration 2 à laquelle sont ajoutés 25 g/kg (MS) de TC d’Acacia mearnsii . Après 56 jours de compostage (phase 1), nous avons mélangé à fond les andains de chaque traitement et nous les avons séparés en quatre portions. Nous avons ajouté du compost mature (100 kg/tonne de MS) comme source de bactéries nitrifiantes à deux des portions, et les deux autres ont été laissées telles quelles. Pour la phase 2, de 57 jours de compostage, nous avons déposé chacune des portions dans des bacs individuels. Une autre période de compostage de 104 jours a suivi (phase 3). L’ajout de bactéries nitrifiantes n’a eu aucun effet sur les propriétés du compost fini ou sur les émissions de GES. Les teneurs totales en carbone, en azote et en NH4+ du compost fini étaient plus élevées (P < 0,001) pour le traitement DSDS + TC que pour le traitement DSDS et le traitement témoin; ces teneurs supérieures sont une amélioration de la valeur du compost en tant qu’engrais. L’ajout de TC à la ration n’a pas modifié les émissions de CO2, de NH4 ou de N2O au cours du compostage. Ces résultats indiquent que la substitution du grain d’orge par des DSDS à raison de 400 g/kg ainsi que l’ajout de 25 g/kg de TC à la ration des bovins améliore la valeur agronomique du fumier et du compost en tant qu’engrais sans faire augmenter les émissions de GES.
  Dietary Cation–Anion Di...  
Chloride fertilization decreased the DCAD [(Na+ + K+) – (Cl- + S2-)] of all forage species; this decrease ranged from 78 (smooth and meadow bromegrasses) to 201 mmolc kg-1 dry matter (DM) (reed canarygrass) in spring growth and from 88 (Kentucky bluegrass) to 269 mmolc kg-1 DM (tall fescue) in summer regrowth.
La différence alimentaire cations-anions (DACA) est un indicateur du risque d’hypocalcémie chez les vaches laitières, mais il a été démontré que la fertilisation chlorée réduit la DACA dans le cas d’un petit nombre d’espèces fourragères. La présente étude visait à évaluer l’effet de deux régimes de fertilisation chlorée (0 kg Cl ha-1; 90 kg Cl ha-1 appliqué au début du printemps et 50 kg Cl ha-1 appliqué après la première récolte) sur huit espèces fourragères cultivées dans l’est du Canada, la luzerne (Medicago sativa L.), le trèfle rouge (Trifolium pratense L.), le brome inerme (Bromus inermis Leyss.), le brome des prés (Bromus biebersteinii Roemer et J.A. Schultes), la fétuque élevée [Lolium arundinaceum (Schreb.) S.J. Darbyshire], la fléole des prés (Phleum pratense L.), l’alpiste roseau (Phalaris arundinacea L.) et le pâturin des prés (Poa pratensis L.). Toutes les espèces ont été semées au cours de deux années, dans une seule localité, et ont été récoltées deux fois au cours de la première année suivant celle de chaque ensemencement. L’essai a été réalisé en parcelles divisées, à raison de quatre répétitions par traitement; les espèces étaient représentées par les parcelles principales, et les régimes de fertilisation chlorée étaient représentés par les sous-parcelles. La fertilisation chlorée a eu pour effet de réduire la DACA [(Na+ + K+) – (Cl- + S2-)] du fourrage de toutes les espèces. Dans le cas de la croissance printanière, cette réduction allait de 78 mmolc kg-1 de matière sèche (MS) chez le brome inerme et le brome des prés à 201 mmolc kg-1 MS chez l’alpiste roseau. Dans le cas de la repousse estivale, elle allait de 88 mmolc kg-1 MS chez le pâturin des prés à 269 mmolc kg-1 MS chez la fétuque élevée. La DACA variait également selon les espèces, étant maximale chez les légumineuses et minimale chez la fléole des prés, l’alpiste roseau et le pâturin des prés. Il est possible d’obtenir du fourrage à DACA inférieure à 250 mmolc kg-1 MS en cultivant du pâturin des prés sans fertilisation chlorée ou en cultivant de la fléole des prés ou de l’alpiste roseau avec fertilisation chlorée.
  Can enteric methane emi...  
To study effects of adding fat to diets on CH4 emissions, a meta-analysis using data from 27 studies was conducted. For diets containing up to 130 g fat/kg of dry matter (DM), there was a linear relationship between total fat content of the diet and CH4 yield (g/kg DM intake).
Le méthane produit par les ruminants d’élevage contribue aux émissions totales de gaz à effet de serre d’origine anthropique sur la planète. Nous avons examiné les stratégies alimentaires et d’élevage les plus prometteuses pour réduire les émissions de CH4 des ruminants ainsi que leurs effets possibles sur les productions animales. L’ajout de matières grasses à la ration est la stratégie alimentaire la plus prometteuse, mais son effet sur la production laitière et la composition du lait est complexe et diffère selon la ration utilisée. L’effet est également différent selon le stade de la lactation, le degré de saturation des matières grasses ajoutées à la ration, la quantité de matières grasses ajoutée, ainsi que la teneur en gras et la composition de la ration de base. Pour examiner les effets que l’ajout de matières grasses à la ration produit sur les émissions de CH4, nous avons fait la méta‑analyse des résultats de 27 études. Dans le cas des rations dont la teneur en matières grasses est égale ou inférieure à 130 g gras/kg de matière sèche, une relation linéaire a été mise en évidence entre la teneur totale en matières grasses de la ration et la production de CH4 (g/kg de matière sèche consommée). La reprise de l’analyse en limitant les rations à une plage de valeurs applicables en pratique inférieures à 80 g de matières grasses/kg de matière sèche a révélé une différence (P < 0,001) entre les bovins (bovins laitiers et bovins de boucherie) et les ovins, au point de vue du changement de la production de CH4 observé en réaction à l’ajout de matières grasses à la ration. Chez les bovins, une augmentation de l’apport alimentaire de matières grasses de 10 g/kg a entraîné une baisse de production de CH4 de 1 g/kg de matière sèche consommée, mais, chez les ovins, la baisse a atteint 2,6 g/kg, même si, dans leur cas, la relation était moins précise, les données étant moins nombreuses (n = 59 pour les bovins et n = 17 pour les ovins). Aux valeurs d’apport en matières grasses applicables en pratique, la relation entre la concentration de matières grasses dans la ration et la production de CH4 n’a pas été changée par la forme des matières grasses ajoutées (huile ou graines), les principaux acides gras composant les matières grasses ajoutées (C12:0 et C:14, C18:1, C18:2 et C18:3), ou la source des matières grasses (canola, noix de coco, acides gras, graines de lin, soja, tournesol, ration de base sans matières grasses ajoutées). Des données indiquaient aussi la
  Feeding saponin-contain...  
A 24-h batch culture in vitro incubation was conducted in a completely randomized design with a control (no additive, CON) and 3 doses of either saponin source [15, 30, and 45 g/kg of substrate dry matter (DM)] using buffered ruminal fluid from 3 dairy cows.
Nous avons réalisé une expérience in vitro pour déterminer si l’ajout à la ration de Yucca schidigera ou de Quillaja saponaria, deux plantes renfermant de la saponine, réduit la production de méthane sans nuire à la fermentation ruminale ou à la digestion des fibres. Nous avons ensuite donné à des vaches laitières en lactation une dose légèrement plus faible de saponine pour en évaluer les effets sur la fermentation ruminale, la production de méthane, la digestibilité des nutriments dans le tube digestif, la production de lait et la composition du lait. Nous avons fait des cultures in vitro en discontinu suivant un plan entièrement aléatoire; nous avons incubé 24 heures une culture TÉmoin (aucun additif, TÉ) et des cultures auxquelles nous avons ajouté l’une de 3 doses de source de saponine (15, 30 ou 45 g/kg de matière sèche de substrat) avec du liquide ruminal tamponné provenant de 3 vaches laitières. Pour l’étude in vivo, nous avons suivi un plan croisé appliqué à 2 groupes de vaches, 3 traitements et 3 périodes de 28 jours. Le groupe 1 comprenait 6 vaches pourvues d’une canule ruminale et le groupe 2, 6 vaches intactes (poids : 627 ± 55 kg, 155 ± 28 jours en lactation). Les traitements se caractérisaient comme suit : 1) ration mélangée totale, sans additif (témoin; TÉ); 2) ration TÉ avec plantes entières de Y. schidigera en poudre, à raison de 10 g/kg de matière sèche (YS); et 3) ration TÉ avec plantes entières de Q. saponaria en poudre à raison de 10 g/kg de matière sèche (QS). Nous avons mesuré la production de méthane dans des chambres respiratoires ainsi que par traçage à l’hexafluorure de soufre (SF6). In vitro, l’augmentation des deux sources de saponine a entraîné la baisse de la concentration de méthane dans l’espace vide des cultures et l’augmentation de la proportion de propionate dans le liquide ruminal tamponné. La concentration d’azote ammoniacal, la proportion d’acétate et le rapport acétate/propionate dans le liquide ruminal tamponné de même que la teneur en fibres au détergent neutre digestibles à 24 heures ont baissé par comparaison au traitement TÉ. Avec les apports de saponine moyen et élevé, la digestibilité de la matière sèche a diminué par comparaison au traitement TÉ. Nous avons tenté d’éliminer les effets nuisibles possibles d’une dose élevée de source de saponine sur la digestibilité des aliments en réduisant la quantité des deux sources ajoutées (10 g/kg de matière sèche) à la ration des vaches. L’apport alimentaire de saponi
  Nitrogen transformation...  
This open windrow composting experiment consisted of two replications and three treatments being: (1) CK: manure from cattle fed a diet containing 860 g/kg barley (Hordeum vulgare L.) grain, 90 g/kg barley silage and 50 g/kg supplement on a dry matter (DM) basis, (2) DDGS: diet similar to (1) with 400 g/kg corn (Zea mays L.) dried distillers grain with solubles (DDGS) replacing barley grain, and (3) DDGS + CT: diet as described in (2) but with the addition of 25 g/kg DM Acacia mearnsii CT.
Les tannins condensés (TC) présents dans la ration des ruminants réduisent la dégradation ruminale de l’azote, mais peu d’études ont été menées sur la façon dont ces composés phénoliques modifient le métabolisme de l’azote au cours du compostage du fumier. La présente étude porte sur les effets que des TC, ajoutés comme additifs à la ration des bovins, produisent sur la teneur en azote du fumier et sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par le fumier au cours du compostage. Cette expérience de compostage en andains a consisté en deux répétitions de trois traitements : (1) témoin : fumier de bovins recevant une ration contenant 860 g/kg de grain d’orge (Hordeum vulgare L.), 90 g/kg d’orge ensilée et 50 g/kg de complément (proportions de matière sèche [MS]); (2) DSDS : ration 1 dont le grain d’orge est remplacé par 400 g/kg de drêches et solubles de distillerie séchés (DSDS) de maïs (Zea mays L.); (3) DSDS + TC : ration 2 à laquelle sont ajoutés 25 g/kg (MS) de TC d’Acacia mearnsii . Après 56 jours de compostage (phase 1), nous avons mélangé à fond les andains de chaque traitement et nous les avons séparés en quatre portions. Nous avons ajouté du compost mature (100 kg/tonne de MS) comme source de bactéries nitrifiantes à deux des portions, et les deux autres ont été laissées telles quelles. Pour la phase 2, de 57 jours de compostage, nous avons déposé chacune des portions dans des bacs individuels. Une autre période de compostage de 104 jours a suivi (phase 3). L’ajout de bactéries nitrifiantes n’a eu aucun effet sur les propriétés du compost fini ou sur les émissions de GES. Les teneurs totales en carbone, en azote et en NH4+ du compost fini étaient plus élevées (P < 0,001) pour le traitement DSDS + TC que pour le traitement DSDS et le traitement témoin; ces teneurs supérieures sont une amélioration de la valeur du compost en tant qu’engrais. L’ajout de TC à la ration n’a pas modifié les émissions de CO2, de NH4 ou de N2O au cours du compostage. Ces résultats indiquent que la substitution du grain d’orge par des DSDS à raison de 400 g/kg ainsi que l’ajout de 25 g/kg de TC à la ration des bovins améliore la valeur agronomique du fumier et du compost en tant qu’engrais sans faire augmenter les émissions de GES.
  Crushed sunflower, flax...  
3) crushed flaxseed (FS), and 4) crushed canola seed (CS). The oilseeds added 3.1 to 4.2% fat to the diet (DM basis). All 3 oilseed treatments decreased methane production (g/d) by an average of 13%. When corrected for differences in dry matter intake (DMI), compared with CTL, methane production (g/kg of DM intake) was decreased by feeding FS (-18%) or CS (-16%) and was only numerically decreased (-10%) by feeding SS.
Dans cette étude, nous avons examiné la possibilité de réduire la production de méthane entérique chez les vaches laitières en ajoutant à leur ration des sources d’acides gras à longue chaîne de différents degrés de saturation et de différentes disponibilités ruminales. Nous avons réalisé notre expérience suivant un plan expérimental croisé avec 16 vaches laitières en lactation réparties en deux groupes soumis à quatre régimes alimentaires en quatre périodes de 28 jours. Le groupe 1 comprenait 8 vaches primipares (96 ± 18 jours en lactation) pourvues d’une canule ruminale, et le groupe 2, 8 vaches multipares (130 ± 31 jours en lactation). Les régimes se caractérisaient comme suit : 1) source commerciale de sels de calcium d’acides gras à longue chaîne (SCL), 2) graines de tournesol broyées (GT), 3) graines de lin broyées (GL), et 4) graines de canola broyées (GC). Les graines oléagineuses constituaient un apport de 3,1 à 4,2 % de matières grasses dans la ration (par rapport à la matière sèche). Les trois rations avec graines oléagineuses ont entraîné une baisse de la production de méthane (g/jour) de 13 % en moyenne. Après correction pour tenir compte des différences de consommation de matière sèche, contre la ration SCL, la production de méthane (g/kg de la consommation de matière sèche) a diminué avec la ration GL ( 18 %) et la ration GC (-16 %), et n’a diminué que numériquement ( 10 %) avec la ration GT. Toutefois, contre la ration SCL, avec les rations GT et GL, la consommation de matière sèche digestible a baissé de 16 et 9 %, respectivement, par suite d’une diminution de digestibilité. Ainsi, seule la ration GC a réduit la production de méthane par unité de matière sèche digestible consommée. Les rations GT et GC ont abaissé le nombre des protozoaires ruminaux, mais elles n’ont pas eu d’effet sur le pH ruminal moyen, ni sur la concentration d’acides gras volatils totaux. L’efficience laitière (lait standardisé/consommation de matière sèche), le rendement laitier ainsi que le rendement et la concentration des composantes laitières n’ont pas été changés par les rations avec graines oléagineuses. Les résultats de cette étude permettent de conclure que l’ajout à la ration de sources d’acides gras à longue chaîne sous la forme de graines oléagineuses transformées peut être un bon moyen de réduire les émissions de méthane. Toutefois, dans le cas de certaines graines, comme les graines de tournesol et les graines de lin, la réduction des émissions de métha
  Spring harvest of corn ...  
In spring 2009, a quantity of 42.1 Mg of corn stover, on a dry matter basis (DM), was harvested over 11.4 ha under no‐till or minimum tillage management. The average harvested biomass (3.7 Mg ha-1) represented a recovery of 44% considering previous fall stover yield of 8.3 Mg ha-1 just prior to grain harvest.
Au printemps 2009, on a récolté 42,1 Mg (matière sèche) de canne de maïs sur une superficie de 11,4 ha cultivée avec travail réduit ou aucun travail du sol. La biomasse récoltée moyenne (3,7 Mg ha-1) représentait une récupération de 44 % par rapport au rendement en canne de l’automne (8,3 Mg ha-1) déterminé juste avant la récolte du grain. La canne a été récoltée au moyen des instruments habituellement utilisés pour les foins, suivant deux procédures. La première procédure, dite des parcelles d’automne, consistait à faucher et à andainer la canne en automne, puis à faire un nouvel andainage et à presser la canne en balles au printemps. La deuxième procédure, dite des parcelles du printemps, consistait à faucher, andainer et presser la canne en balles au printemps. Pour le pressage en balles, trois types de machines ont été utilisées. Les grosses balles carrées étaient plus denses (150 kg de matière sèche par m3 dans toutes les parcelles; 128 kg de matière sèche par m3 pour les parcelles de printemps) que les grosses balles rondes (91 kg de matière sèche par m3 pour toutes les parcelles; 98 kg de matière sèche par m3 pour les parcelles de printemps) et que les petites balles carrées (87 kg de matière sèche par m3 pour les parcelles de printemps seulement). La teneur en eau de la canne récoltée au printemps était très faible, les valeurs mesurées allant de 5 % à 18 % (matière humide). D’après les valeurs de moyennes et d’écart type obtenues, la canne des parcelles de printemps avait la teneur en eau était la plus faible et la plus uniforme. La vitesse des opérations était en moyenne de 6,3 km h-1 pour les grosses balles carrées, de 4,4 km h-1 pour les grosses balles rondes, et de 2,0 km h-1 pour les petites balles carrées. Ces valeurs sont inférieures à la vitesse normale des opérations pour les cultures classiques telles que le foin et la paille. L’efficience de la récolte de la canne était aussi inférieure aux valeurs normales : elle allait de 43 % à 60% dans le cas des grosses balles carrées, et de 52 % à 54% dans celui des grosses balles rondes. La récolte printanière de la canne de maïs a produit une biomasse très sèche qui peut être plus utile que la canne humide caractéristique de la récolte automnale pour des applications comme la litière et la combustion. Le fait que plus de 50 % de la canne n’ait pas été récoltée n’est pas un facteur défavorable, car la canne réduit l’érosion et protège le sol.
  Harvest of natural shru...  
The harvest rate ranged from 2 to 26 bales/h (average of 14 bales/h). Bale mass averaged 477 kg at 46% moisture content [260 kg dry mass (DM)/bale at a density of 166 kg DM/m3]. Diesel fuel consumption averaged 8.5 L/t DM.
La presse à balle est un appareil novateur qui permet de couper la biomasse ligneuse d’un diamètre basal allant jusqu’à 150 mm, et de comprimer cette biomasse en balles rondes. La presse à balle peut être utilisée pour récolter des cultures ligneuses de courte rotation, comme le saule et le peuplier hybride. Elle peut aussi être employée pour se débarrasser des broussailles, du sous-étage forestier et des petits arbres envahissants afin d’améliorer l’aménagement des terres. Nous avons évalué un modèle commercial de presse à balle pour cette deuxième utilisation, soit la coupe de broussailles dans différents environnements du centre du Canada (trois sites au Québec et deux sites en Ontario) et du Midwest des États-Unis (sept sites au Minnesota). En 2009 et 2010, nous avons récolté et examiné plus de 250 balles provenant de peuplements naturels afin de recueillir de l’information sur la gestion de la machinerie utilisée dans des conditions diversifiées en termes d’espèces récoltées, de densité et de conditions du sol. Le taux de récolte a varié entre 2 et 26 balles/h (moyenne de 14 balles/h). La masse des balles s’est établie en moyenne à 477 kg pour une teneur en humidité de 46 % [masse sèche (MS) de 260 kg/balle selon une densité de 166 kg MS/m3]. La consommation moyenne de carburant diesel a été de 8,5 L/t MS. Le coût de récolte a été estimé à 33 $/t MS lorsque le rendement et le taux de récolte étaient élevés (20 balles/h), et à 64 $/t MS lorsque la presse à balle était utilisée à faible capacité (10 balles/h) en raison d’une baisse de rendement ou d’une mauvaise traction. L’information recueillie permettra d’évaluer les coûts liés à la gestion environnementale des peuplements naturels couverts de broussailles ainsi que la biomasse pouvant être récupérée.
  Effect of Maturity at H...  
We hypothesized that the increase in yield with advancing maturity would not offset the decline in digestibility and thus, the yield of effectively degradable DM (EDDM) would decline with advanced stages of maturity.
Avec cette étude, nous avons voulu savoir comment la maturité de récolte des céréales entières couramment utilisées dans les systèmes de pâturages en andains dans l’Ouest canadien influe sur le rendement, la composition chimique et la digestibilité in situ. Notre hypothèse était la suivante : l’augmentation du rendement associée à la progression de la maturation ne compenserait pas la réduction de la digestibilité et, par conséquent, le rendement en matière sèche (MS) réellement dégradable diminuerait avec les stades de maturation plus avancés. Nous avons cultivé quatre parcelles répétées d’orge (Hordeum vulgare L.; cv. CDC Cowboy), de millet (Panicum milliaceum; cv. Red Proso), d’avoine (Avena sativa L., spp.; CDC Weaver) et de blé (Triticum aestivum L.; cv. 07FOR21). Dans chaque répétition, des céréales ont été récoltées à 4 stades de maturation différents : élongation de l’épi, fin du stade laiteux, stade pâteux dur, maturation complète. Nous avons déterminé, pour chaque stade de maturation, le rendement en matière sèche et humide, la composition chimique (MS, matière organique [MO], fibres résistantes aux détergents neutres [NDF], matières grasses brutes et glucides non fibreux). Des échantillons de chaque type de céréale entière ont été broyés (tamis 2 mm), pesés dans des sacs en nylon (pores de 53 ± 10 µm) et incubés en double. Pour chaque incubation, les sacs ont été répartis au hasard (répétition de parcelle, stade de maturation et temps d’incubation) entre sept génisses (32 sacs par génisse, pour chaque incubation). Nous avons analysé les données et mesuré les vitesses de dégradation au moyen d’un modèle de cinétique de premier ordre où le stade de maturation était un effet fixe et la parcelle, un effet aléatoire. Les rendements en MS, en MO et en glucides non fibreux ont augmenté de façon linéaire pour l’orge et l’avoine (P < 0,001) et de façon quadratique pour le millet et le blé (P ≤ 0,025). Les NDF ont augmenté de façon linéaire pour l’orge (P = 0,005) et de façon quadratique pour le millet, l’avoine et le blé (P = 0,044). Nous n’avons constaté aucun changement dans le rendement en protéines brutes pour l’orge, le millet ou l’avoine, mais il y a eu une augmentation linéaire pour le blé (P = 0,002). La concentration des glucides non fibreux a augmenté de manière linéaire pour l’orge, le millet et l’avoine (P < 0,001), et de manière quadratique pour le blé (P < 0,001) tandis que la concentration de MS réellement dégradable a diminué de façon qu
  Effects of soybean smal...  
Butyrivibrio fibrisolvens populations which related to total bacterial 16S rDNA were increased (p<0.05), while Streptococcus bovis populations were linearly (p = 0.049) and quadratically (p = 0.020) decreased by infusion of SSP. Apparent rumen digestibility of DM and NDF were (Q, p<0.05; L, p<0.05) increased with infusion SSP.
Nous avons réparti quatre bovins de boucherie de race Luxi (400 ± 10 kg), munis de canules ruminale, duodénale et iléale, en carré latin 4 x 4 afin d’évaluer les effets d’une perfusion contenant le « petit peptide du soya » (PPS) sur la fermentation ruminale, la digestion de la ration et le flux de nutriments dans le tractus gastro-intestinal. La perfusion ruminale de PPS était de 0 (témoin), 100, 200 ou 300 g/jour. La perfusion ruminale de PPS a fait augmenter la synthèse protéique microbienne de façon linéaire (p < 0,01) et la concentration d’azote ammoniacal dans le rumen de façon quadratique (p < 0,01). La perfusion de PPS a fait augmenter les concentrations d’acides gras volatils totaux de façon linéaire (p = 0,029). On a prélevé des échantillons des échantillons ruminaux afin d’en analyser l’écologie microbienne par PCR en temps réel. Nous avons exprimé les populations ruminales de Butyrivibrio fibrisolvens, de Streptococcus bovis, de Ciliate protozoa, de Ruminococcus flavefaciens et de Prevotella ruminicola en proportion de la totalité l’acide désoxyribonucléique ribosomal (ADNr) 16S des bactéries du rumen. La proportion des populations de Butyrivibrio fibrisolvens par rapport à la totalité de l’ADNr 16S bactérien a augmenté (p < 0,05), alors que les populations de Streptococcus bovis ont diminué de façon linéaire (p = 0,049) et quadratique (p = 0,020) à la suite de la perfusion de PPS. La perfusion de PPS a fait augmenter la digestibilité ruminale apparente de la MS et des FDN (Q, p < 0,05; L, p < 0,05). La digestion de la DM, de la MO et des FDN dans l’ensemble du tube digestif a augmenté de façon linéaire (p < 0,01) et quadratique (p < 0,01) à la suite de la perfusion de PPS. Le flux total d’acides aminés (AA), d’acides aminés essentiels (AAE) et d’acides aminés individuels a augmenté de façon linéaire (p < 0,01) et quadratique (p < 0,01) à la suite de la perfusion de PPS. La perfusion de PPS a fait augmenter la digestibilité de la lysine de façon quadratique (p = 0,033) et la dégradabilité apparente de l’arginine de façon linéaire (p = 0,032) et quadratique (p = 0,042). Les résultats indiquent qu’une perfusion de PPS pourrait améliorer la digestion des nutriments, la fermentation ruminale et la disponibilité des AA.
  Effects of soybean smal...  
Butyrivibrio fibrisolvens populations which related to total bacterial 16S rDNA were increased (p<0.05), while Streptococcus bovis populations were linearly (p = 0.049) and quadratically (p = 0.020) decreased by infusion of SSP. Apparent rumen digestibility of DM and NDF were (Q, p<0.05; L, p<0.05) increased with infusion SSP.
Nous avons réparti quatre bovins de boucherie de race Luxi (400 ± 10 kg), munis de canules ruminale, duodénale et iléale, en carré latin 4 x 4 afin d’évaluer les effets d’une perfusion contenant le « petit peptide du soya » (PPS) sur la fermentation ruminale, la digestion de la ration et le flux de nutriments dans le tractus gastro-intestinal. La perfusion ruminale de PPS était de 0 (témoin), 100, 200 ou 300 g/jour. La perfusion ruminale de PPS a fait augmenter la synthèse protéique microbienne de façon linéaire (p < 0,01) et la concentration d’azote ammoniacal dans le rumen de façon quadratique (p < 0,01). La perfusion de PPS a fait augmenter les concentrations d’acides gras volatils totaux de façon linéaire (p = 0,029). On a prélevé des échantillons des échantillons ruminaux afin d’en analyser l’écologie microbienne par PCR en temps réel. Nous avons exprimé les populations ruminales de Butyrivibrio fibrisolvens, de Streptococcus bovis, de Ciliate protozoa, de Ruminococcus flavefaciens et de Prevotella ruminicola en proportion de la totalité l’acide désoxyribonucléique ribosomal (ADNr) 16S des bactéries du rumen. La proportion des populations de Butyrivibrio fibrisolvens par rapport à la totalité de l’ADNr 16S bactérien a augmenté (p < 0,05), alors que les populations de Streptococcus bovis ont diminué de façon linéaire (p = 0,049) et quadratique (p = 0,020) à la suite de la perfusion de PPS. La perfusion de PPS a fait augmenter la digestibilité ruminale apparente de la MS et des FDN (Q, p < 0,05; L, p < 0,05). La digestion de la DM, de la MO et des FDN dans l’ensemble du tube digestif a augmenté de façon linéaire (p < 0,01) et quadratique (p < 0,01) à la suite de la perfusion de PPS. Le flux total d’acides aminés (AA), d’acides aminés essentiels (AAE) et d’acides aminés individuels a augmenté de façon linéaire (p < 0,01) et quadratique (p < 0,01) à la suite de la perfusion de PPS. La perfusion de PPS a fait augmenter la digestibilité de la lysine de façon quadratique (p = 0,033) et la dégradabilité apparente de l’arginine de façon linéaire (p = 0,032) et quadratique (p = 0,042). Les résultats indiquent qu’une perfusion de PPS pourrait améliorer la digestion des nutriments, la fermentation ruminale et la disponibilité des AA.
  Benefits of mixing gras...  
The experimental layout followed a simplex design, where four species differing in specific functional traits, timothy (Phleum pratense L.), smooth meadow grass (Poa pratensis L.), red clover (Trifolium pratense L.) and white clover (Trifolium repens L.), were grown in monocultures and eleven different mixtures with systematically varying proportions of the four species. Positive diversity effects (DE) were observed, leading to greater herbage dry-matter (DM) yield in mixtures than expected from species sown in monocultures.
L’augmentation de la biodiversité dans un écosystème peut en améliorer les fonctions, y compris le rendement en herbe. Nous avons mené des essais dans cinq localités du nord de l’Europe et une localité du Canada, en vue de déterminer si les mélanges de graminées et de légumineuses donnent un meilleur rendement en herbe que les monocultures. En outre, nous avons évalué d’une part la capacité des mélanges à limiter la présence de mauvaises herbes et d’autre part la valeur nutritive de l’herbe obtenue. Le protocole expérimental reposait sur la méthode du simplexe; nous avons cultivé en monoculture quatre espèces présentant des caractères fonctionnels différents, soit la fléole des prés (Phleum pratense L.), le pâturin des prés (Poa pratensis L.), le trèfle rouge (Trifolium pratense L.) et le trèfle blanc (Trifolium repens L.), et onze mélanges se composant de ces quatre espèces, dans des proportions variant systématiquement. Nous avons observé des effets positifs de la diversité, notamment un rendement en matière sèche plus élevé dans le cas des mélanges que dans celui des espèces en monoculture. Les première, deuxième et troisième années, le rendement des mélanges correspondant au centroïde a été de 32, 25 et 21 % plus élevé que le rendement qu’on aurait pu prévoir dans le cas des monocultures, en raison des effets de la diversité. En moyenne, les première, deuxième et troisième années, les mélanges ont été de 9, 15 et 7 % plus productifs que la monoculture la plus productive (sur-rendement transgressif). Cette productivité accrue a persisté tout au long des trois années de récolte de l’étude et était uniforme dans la plupart des localités. En outre, la productivité accrue n’était pas associée à une diminution de la digestibilité de l’herbe et de la concentration en protéines brutes, ce qui est généralement le cas avec l’augmentation du rendement en matière sèche. Enfin, il y avait moins de mauvaises herbes dans les mélanges (< 5 % du rendement en herbe) que dans les monocultures (10 à 60 % du rendement en herbe).
  Can enteric methane emi...  
To study effects of adding fat to diets on CH4 emissions, a meta-analysis using data from 27 studies was conducted. For diets containing up to 130 g fat/kg of dry matter (DM), there was a linear relationship between total fat content of the diet and CH4 yield (g/kg DM intake).
Le méthane produit par les ruminants d’élevage contribue aux émissions totales de gaz à effet de serre d’origine anthropique sur la planète. Nous avons examiné les stratégies alimentaires et d’élevage les plus prometteuses pour réduire les émissions de CH4 des ruminants ainsi que leurs effets possibles sur les productions animales. L’ajout de matières grasses à la ration est la stratégie alimentaire la plus prometteuse, mais son effet sur la production laitière et la composition du lait est complexe et diffère selon la ration utilisée. L’effet est également différent selon le stade de la lactation, le degré de saturation des matières grasses ajoutées à la ration, la quantité de matières grasses ajoutée, ainsi que la teneur en gras et la composition de la ration de base. Pour examiner les effets que l’ajout de matières grasses à la ration produit sur les émissions de CH4, nous avons fait la méta‑analyse des résultats de 27 études. Dans le cas des rations dont la teneur en matières grasses est égale ou inférieure à 130 g gras/kg de matière sèche, une relation linéaire a été mise en évidence entre la teneur totale en matières grasses de la ration et la production de CH4 (g/kg de matière sèche consommée). La reprise de l’analyse en limitant les rations à une plage de valeurs applicables en pratique inférieures à 80 g de matières grasses/kg de matière sèche a révélé une différence (P < 0,001) entre les bovins (bovins laitiers et bovins de boucherie) et les ovins, au point de vue du changement de la production de CH4 observé en réaction à l’ajout de matières grasses à la ration. Chez les bovins, une augmentation de l’apport alimentaire de matières grasses de 10 g/kg a entraîné une baisse de production de CH4 de 1 g/kg de matière sèche consommée, mais, chez les ovins, la baisse a atteint 2,6 g/kg, même si, dans leur cas, la relation était moins précise, les données étant moins nombreuses (n = 59 pour les bovins et n = 17 pour les ovins). Aux valeurs d’apport en matières grasses applicables en pratique, la relation entre la concentration de matières grasses dans la ration et la production de CH4 n’a pas été changée par la forme des matières grasses ajoutées (huile ou graines), les principaux acides gras composant les matières grasses ajoutées (C12:0 et C:14, C18:1, C18:2 et C18:3), ou la source des matières grasses (canola, noix de coco, acides gras, graines de lin, soja, tournesol, ration de base sans matières grasses ajoutées). Des données indiquaient aussi la
  Production performance ...  
A total of 45 lactating Holstein cows averaging 617 kg of body weight (SE = 20.6) were allotted at week 20 of lactation to five groups of nine cows blocked for similar days in milk to determine the effects of feeding different concentrations of flax hulls on dry matter (DM) intake, milk production, milk composition, digestion, and milk concentration of the mammalian lignan enterolactone.
Nous avons étudié les effets de l’administration de rations contenant différentes concentrations de capsules de graines de lin sur la consommation de matière sèche (MS), la production de lait, la composition du lait, la digestion et la concentration d’entérolactone (lignane mammalienne) dans le lait. Pour ce faire, nous avons réparti, à la 20e semaine de lactation, 45 vaches Holstein d’un poids moyen de 617 kg (erreurtype = 20,6) en 5 groupes de 9 vaches ayant atteint un stade comparable de la lactation. Les vaches de chaque groupe ont reçu une ration totale mélangée isoénergétique contenant 0, 50, 100, 150 ou 200 g de capsules de graines de lin (CGL) par kg de MS. L’expérience a été réalisée de la 20e à la 24e semaine de lactation, et les vaches ont reçu de la nourriture à volonté. La concentration de CGL dans la ration n’a pas eu d’effet sur le rendement laitier, sur la teneur en protéines et en gras du lait, de même que sur le rendement en protéines, en gras et en lactose. Nous avons constaté un accroissement linéaire de la proportion de lactose du lait et un effet quadratique de la teneur en CGL de la ration sur le nombre de cellules somatiques. La digestibilité apparente dans l’ensemble du tube digestif de la MS, des fibres au détergent acide et des fibres au détergent neutre était similaire d’un traitement alimentaire à l’autre. La digestibilité apparente dans l’ensemble du tube digestif de l’extrait à l’éther a augmenté avec l’accroissement de la proportion de CGL dans la ration, et l’augmentation a été plus importante de 0 à 50 g de CGL par kg de MS. De plus, les proportions d’acides gras trans, monoinsaturés et polyinsaturés dans le lait, ainsi que la concentration d’entérolactone (lignane mammalienne) ont augmenté avec l’accroissement de la concentration de CGL dans la ration, alors que l’inverse a été observé pour ce qui est des proportions d’acides gras saturés. L’ajout de capsules de graines de lin à la ration pourrait donc améliorer la composition du lait sur le plan de la santé humaine sans nuire à la productivité des vaches laitières.
  Barley yield and nutrie...  
Limited research exists on the long-term effect of fresh (FM) versus composted manure (CM) from beef cattle on barley (Hordeum vulgare L.) yield and nutrient uptake. Barley was grown (1999-2007) as silage on an irrigated clay loam soil in southern Alberta where organic amendments and fertilizer were annually applied for 9 yr in the fall of 1998 to 2006.
Peu de travaux ont été faits pour comparer les effets à long terme du fumier frais et du fumier composté de bovins sur le prélèvement d’éléments nutritifs et le rendement des cultures d’orge (Hordeum vulgare L.). De l’orge a été cultivé comme ensilage (1999-2007) en sol loameux-argileux irrigué, dans le sud de l’Alberta. Des amendements organiques ou de l’engrais ont été apportés au sol chaque année à l’automne durant 9 ans (1998-2006). Les différents traitements étaient les suivants : trois différentes doses (13, 39 ou 77 Mg ha-1 poids sec) de fumier frais ou composté renfermant de la litière de paille ou de copeaux de bois; engrais inorganique; aucun apport (traitement témoin). Au terme de la campagne de neuf ans, le rendement en matière aérienne sèche de même que le prélèvement de N total et de P total étaient comparables pour les parcelles ayant reçu du fumier, frais ou composté, ou de l’engrais inorganique. En revanche, la récupération apparente de l’azote (RAN) et du phosphore (RAP) était significativement moindre pour le fumier, frais ou composté (5-9 %), que pour l’engrais inorganique (22-47 %). Le rendement en matière sèche, la RAN et la RAP étaient comparables pour les traitements au fumier frais et ceux au fumier composté. Le type de fumier a eu un effet sur le prélèvement de N et de P, l’effet variant selon le type de litière mélangée au fumier et selon l’année. Le prélèvement de N et de P était plus élevé pour le traitement au fumier composté avec paille que pour les autres traitements, sauf celui au fumier frais avec paille. Le type de litière n’a eu aucun effet sur le rendement en matière sèche, mais la RAN était plus élevée pour la litière de paille (10 %) que pour celle de bois (7 %). Le type de litière a eu un effet sur le prélèvement de N et de P et sur la RAP, l’effet variant selon le type de fumier, la dose d’application et l’année. Nos résultats montrent que le remplacement du fumier frais par du fumier composté, ou de la litière de paille par de la litière de copeaux de bois, ne devrait entraîner aucune baisse de production des cultures d’orge d’ensilage.
  Spring harvest of corn ...  
In spring 2009, a quantity of 42.1 Mg of corn stover, on a dry matter basis (DM), was harvested over 11.4 ha under no‐till or minimum tillage management. The average harvested biomass (3.7 Mg ha-1) represented a recovery of 44% considering previous fall stover yield of 8.3 Mg ha-1 just prior to grain harvest.
Au printemps 2009, on a récolté 42,1 Mg (matière sèche) de canne de maïs sur une superficie de 11,4 ha cultivée avec travail réduit ou aucun travail du sol. La biomasse récoltée moyenne (3,7 Mg ha-1) représentait une récupération de 44 % par rapport au rendement en canne de l’automne (8,3 Mg ha-1) déterminé juste avant la récolte du grain. La canne a été récoltée au moyen des instruments habituellement utilisés pour les foins, suivant deux procédures. La première procédure, dite des parcelles d’automne, consistait à faucher et à andainer la canne en automne, puis à faire un nouvel andainage et à presser la canne en balles au printemps. La deuxième procédure, dite des parcelles du printemps, consistait à faucher, andainer et presser la canne en balles au printemps. Pour le pressage en balles, trois types de machines ont été utilisées. Les grosses balles carrées étaient plus denses (150 kg de matière sèche par m3 dans toutes les parcelles; 128 kg de matière sèche par m3 pour les parcelles de printemps) que les grosses balles rondes (91 kg de matière sèche par m3 pour toutes les parcelles; 98 kg de matière sèche par m3 pour les parcelles de printemps) et que les petites balles carrées (87 kg de matière sèche par m3 pour les parcelles de printemps seulement). La teneur en eau de la canne récoltée au printemps était très faible, les valeurs mesurées allant de 5 % à 18 % (matière humide). D’après les valeurs de moyennes et d’écart type obtenues, la canne des parcelles de printemps avait la teneur en eau était la plus faible et la plus uniforme. La vitesse des opérations était en moyenne de 6,3 km h-1 pour les grosses balles carrées, de 4,4 km h-1 pour les grosses balles rondes, et de 2,0 km h-1 pour les petites balles carrées. Ces valeurs sont inférieures à la vitesse normale des opérations pour les cultures classiques telles que le foin et la paille. L’efficience de la récolte de la canne était aussi inférieure aux valeurs normales : elle allait de 43 % à 60% dans le cas des grosses balles carrées, et de 52 % à 54% dans celui des grosses balles rondes. La récolte printanière de la canne de maïs a produit une biomasse très sèche qui peut être plus utile que la canne humide caractéristique de la récolte automnale pour des applications comme la litière et la combustion. Le fait que plus de 50 % de la canne n’ait pas été récoltée n’est pas un facteur défavorable, car la canne réduit l’érosion et protège le sol.
  Bioperformance evaluati...  
Post-weaning, pregnant cows (n=240 yr_1) were assigned to either extended-grazing (EG, n=120) of dormant regrowth of perennial pastures and swathed annual crops, or one of three diets fed in a drylot (DL): hay (HY, n=40), straw/barley (SB, n=40; 70% oat straw: 30% steam-rolled barley grain DM), and silage/straw (SS, n=40; 40% barley silage:60% oat straw DM).
Les auteurs ont évalué le rendement biologique de deux systèmes de production reposant sur la paissance estivale et de quatre systèmes de production s’appuyant sur l’engraissement hivernal pour les exploitations de naissage de la région des prairies-parcs de l’Ouest canadien. Pendant cinq ans, les auteurs ont recueilli des données sur la composition de la ration et sur les animaux. Chaque cycle de production annuel débutait par l’insémination artificielle des vaches a` période fixe puis la mise a` ’herbe des couples vache-veau (n=288 par année, dont 76 vaches de remplacement primipares) dans un pâturage de luzerne graminées (AG, n=9 enclos) ou de graminées (G, n=9 enclos) jusqu’au sevrage. Après sevrage, les vaches gravides (n= 240 par année) ont été divisées entre des pâturages a` paissance prolongée (EG, n=120) ou` repoussaient des vivaces fourragères en dormance, agrémentés d’andains d’annuelles, ou entre trois rations servies dans un parc d’élevage (DL), soit du foin (HY, n=40), un mélange de paille et d’orge (SB, n=40; 70 % de paille d’avoine pour 30 % d’orge roulé a` la vapeur, selon la matière sèche) et un mélange d’ensilage et de paille (SS, n=40; 40 % d’ensilage d’orge pour 60 % de paille d’avoine, selon la matière sèche). Les groupes ont tous reçu la même ration entre le sevrage et la période d’engraissement hivernale ainsi qu’entre la période précédant le vêlage et la mise a` l’herbe estivale. Les vaches et les veaux gagnent plus de poids (P<0,05) sur les pâturages AG que sur les pâturages G jusqu’à la troisième année, quand l’avantage s’affaiblit en raison d’une baisse de la capacité de charge. Cette dernière pourrait résulter d’un manque d’eau au printemps et enété. D’autre part, les pâturages G ont besoin d’une plus grande quantité d’engrais N pour parvenir au même rendement que les pâturages AG, la 4e et la 5e année. Les vaches du groupe EG ont maintenu un meilleur poids corporel que celles du groupe DL (surtout celles recevant la ration SS), sauf la 5e année (P<0,05), ou` la sécheresse a réduit le poids des vaches du premier groupe. Quel que soit le traitement, les vaches ont maintenu une note d’état corporel suffisante pour la reproduction; néanmoins, la fécondité au moment de l’insémination artificielle a atteint le point le plus faible (P<0,05) les 4e et 5e années. Les vaches du groupe DL présentaient 1,8 fois plus de risques d’être réformées avant la mise a` l’herbe, ce qui a entraîné un taux de survie avant sevrage plus faible (P<0,05
  Guanidination procedure...  
In the guanidinated assay diets, 50% of the dietary source of protein was replaced, on an equal weight basis, with the guanidinated assay feed ingredient. Using the guanidination procedure increased the content of nitrogen in rapeseed meal, soybean meal, and peas by 17, 34, and 8 g/kg DM, respectively.
Nous avons réalisé cette étude pour déterminer l’effet de la guanidination, utilisée pour convertir la lysine des protéines alimentaires en homoarginine, sur la digestibilité iléale normalisée de l’azote et des acides aminés du tourteau de colza, du tourteau de soja ou des pois chez des porcs en croissance. Nous avons utilisé six castrats (German Landrace × Pietrain) d'un poids initial de 18 ± 1,5 kg munis d'une canule simple en T à l'iléon auxquels nous avons donné à manger une ration à base d'amidon de maïs contenant 180 g de protéines brutes/kg (matière fraîche) sous forme de de tourteau de colza, de tourteau de soja ou de pois. Les animaux ont été nourris ainsi pendant 10 jours suivant un plan expérimental en carré latin 3 × 3 répété. Au jour 9 de chacune des périodes expérimentales, nous avons donné aux porcs la ration expérimentale guanidinée correspondant à la ration non guanidinée qu'ils avaient reçue auparavant. Dans les rations guanidinées, 50 % des sources de protéines ont été remplacées par un poids égal de l’aliment correspondant guanidiné. La guanidination a augmenté la teneur en en azote du tourteau de colza, du tourteau de soja et des pois de 17, 34 et 8 g/kg de matière sèche, respectivement. Si l'on excepte la lysine du tourteau de colza, la guanidination a permis d’augmenter la digestibilité iléale normalisée de la plupart des acides aminés du tourteau de colza, du tourteau de soja et des pois (P < 0,05). Le fait que la digestibilité iléale de la lysine du tourteau de colza soit plus faible lorsqu’il est guanidinisé signifie que la guanidination n’a pas été aussi uniforme que celle des autres sources de protéines alimentaires. En conclusion, l’augmentation de la digestibilité iléale des acides aminés après la guanidination des ingrédients d’aliments pour animaux étudiés ici pourrait être due à la solubilisation des protéines et à la dégradation de facteurs antinutritionnels, comme les fibres, les inhibiteurs de la trypsine et les tannins.
  Bioperformance evaluati...  
Post-weaning, pregnant cows (n=240 yr_1) were assigned to either extended-grazing (EG, n=120) of dormant regrowth of perennial pastures and swathed annual crops, or one of three diets fed in a drylot (DL): hay (HY, n=40), straw/barley (SB, n=40; 70% oat straw: 30% steam-rolled barley grain DM), and silage/straw (SS, n=40; 40% barley silage:60% oat straw DM).
Les auteurs ont évalué le rendement biologique de deux systèmes de production reposant sur la paissance estivale et de quatre systèmes de production s’appuyant sur l’engraissement hivernal pour les exploitations de naissage de la région des prairies-parcs de l’Ouest canadien. Pendant cinq ans, les auteurs ont recueilli des données sur la composition de la ration et sur les animaux. Chaque cycle de production annuel débutait par l’insémination artificielle des vaches a` période fixe puis la mise a` ’herbe des couples vache-veau (n=288 par année, dont 76 vaches de remplacement primipares) dans un pâturage de luzerne graminées (AG, n=9 enclos) ou de graminées (G, n=9 enclos) jusqu’au sevrage. Après sevrage, les vaches gravides (n= 240 par année) ont été divisées entre des pâturages a` paissance prolongée (EG, n=120) ou` repoussaient des vivaces fourragères en dormance, agrémentés d’andains d’annuelles, ou entre trois rations servies dans un parc d’élevage (DL), soit du foin (HY, n=40), un mélange de paille et d’orge (SB, n=40; 70 % de paille d’avoine pour 30 % d’orge roulé a` la vapeur, selon la matière sèche) et un mélange d’ensilage et de paille (SS, n=40; 40 % d’ensilage d’orge pour 60 % de paille d’avoine, selon la matière sèche). Les groupes ont tous reçu la même ration entre le sevrage et la période d’engraissement hivernale ainsi qu’entre la période précédant le vêlage et la mise a` l’herbe estivale. Les vaches et les veaux gagnent plus de poids (P<0,05) sur les pâturages AG que sur les pâturages G jusqu’à la troisième année, quand l’avantage s’affaiblit en raison d’une baisse de la capacité de charge. Cette dernière pourrait résulter d’un manque d’eau au printemps et enété. D’autre part, les pâturages G ont besoin d’une plus grande quantité d’engrais N pour parvenir au même rendement que les pâturages AG, la 4e et la 5e année. Les vaches du groupe EG ont maintenu un meilleur poids corporel que celles du groupe DL (surtout celles recevant la ration SS), sauf la 5e année (P<0,05), ou` la sécheresse a réduit le poids des vaches du premier groupe. Quel que soit le traitement, les vaches ont maintenu une note d’état corporel suffisante pour la reproduction; néanmoins, la fécondité au moment de l’insémination artificielle a atteint le point le plus faible (P<0,05) les 4e et 5e années. Les vaches du groupe DL présentaient 1,8 fois plus de risques d’être réformées avant la mise a` l’herbe, ce qui a entraîné un taux de survie avant sevrage plus faible (P<0,05
  Effect of Maturity at H...  
We hypothesized that the increase in yield with advancing maturity would not offset the decline in digestibility and thus, the yield of effectively degradable DM (EDDM) would decline with advanced stages of maturity.
Avec cette étude, nous avons voulu savoir comment la maturité de récolte des céréales entières couramment utilisées dans les systèmes de pâturages en andains dans l’Ouest canadien influe sur le rendement, la composition chimique et la digestibilité in situ. Notre hypothèse était la suivante : l’augmentation du rendement associée à la progression de la maturation ne compenserait pas la réduction de la digestibilité et, par conséquent, le rendement en matière sèche (MS) réellement dégradable diminuerait avec les stades de maturation plus avancés. Nous avons cultivé quatre parcelles répétées d’orge (Hordeum vulgare L.; cv. CDC Cowboy), de millet (Panicum milliaceum; cv. Red Proso), d’avoine (Avena sativa L., spp.; CDC Weaver) et de blé (Triticum aestivum L.; cv. 07FOR21). Dans chaque répétition, des céréales ont été récoltées à 4 stades de maturation différents : élongation de l’épi, fin du stade laiteux, stade pâteux dur, maturation complète. Nous avons déterminé, pour chaque stade de maturation, le rendement en matière sèche et humide, la composition chimique (MS, matière organique [MO], fibres résistantes aux détergents neutres [NDF], matières grasses brutes et glucides non fibreux). Des échantillons de chaque type de céréale entière ont été broyés (tamis 2 mm), pesés dans des sacs en nylon (pores de 53 ± 10 µm) et incubés en double. Pour chaque incubation, les sacs ont été répartis au hasard (répétition de parcelle, stade de maturation et temps d’incubation) entre sept génisses (32 sacs par génisse, pour chaque incubation). Nous avons analysé les données et mesuré les vitesses de dégradation au moyen d’un modèle de cinétique de premier ordre où le stade de maturation était un effet fixe et la parcelle, un effet aléatoire. Les rendements en MS, en MO et en glucides non fibreux ont augmenté de façon linéaire pour l’orge et l’avoine (P < 0,001) et de façon quadratique pour le millet et le blé (P ≤ 0,025). Les NDF ont augmenté de façon linéaire pour l’orge (P = 0,005) et de façon quadratique pour le millet, l’avoine et le blé (P = 0,044). Nous n’avons constaté aucun changement dans le rendement en protéines brutes pour l’orge, le millet ou l’avoine, mais il y a eu une augmentation linéaire pour le blé (P = 0,002). La concentration des glucides non fibreux a augmenté de manière linéaire pour l’orge, le millet et l’avoine (P < 0,001), et de manière quadratique pour le blé (P < 0,001) tandis que la concentration de MS réellement dégradable a diminué de façon qu
  Dietary Cation–Anion Di...  
Chloride fertilization decreased the DCAD [(Na+ + K+) – (Cl- + S2-)] of all forage species; this decrease ranged from 78 (smooth and meadow bromegrasses) to 201 mmolc kg-1 dry matter (DM) (reed canarygrass) in spring growth and from 88 (Kentucky bluegrass) to 269 mmolc kg-1 DM (tall fescue) in summer regrowth.
La différence alimentaire cations-anions (DACA) est un indicateur du risque d’hypocalcémie chez les vaches laitières, mais il a été démontré que la fertilisation chlorée réduit la DACA dans le cas d’un petit nombre d’espèces fourragères. La présente étude visait à évaluer l’effet de deux régimes de fertilisation chlorée (0 kg Cl ha-1; 90 kg Cl ha-1 appliqué au début du printemps et 50 kg Cl ha-1 appliqué après la première récolte) sur huit espèces fourragères cultivées dans l’est du Canada, la luzerne (Medicago sativa L.), le trèfle rouge (Trifolium pratense L.), le brome inerme (Bromus inermis Leyss.), le brome des prés (Bromus biebersteinii Roemer et J.A. Schultes), la fétuque élevée [Lolium arundinaceum (Schreb.) S.J. Darbyshire], la fléole des prés (Phleum pratense L.), l’alpiste roseau (Phalaris arundinacea L.) et le pâturin des prés (Poa pratensis L.). Toutes les espèces ont été semées au cours de deux années, dans une seule localité, et ont été récoltées deux fois au cours de la première année suivant celle de chaque ensemencement. L’essai a été réalisé en parcelles divisées, à raison de quatre répétitions par traitement; les espèces étaient représentées par les parcelles principales, et les régimes de fertilisation chlorée étaient représentés par les sous-parcelles. La fertilisation chlorée a eu pour effet de réduire la DACA [(Na+ + K+) – (Cl- + S2-)] du fourrage de toutes les espèces. Dans le cas de la croissance printanière, cette réduction allait de 78 mmolc kg-1 de matière sèche (MS) chez le brome inerme et le brome des prés à 201 mmolc kg-1 MS chez l’alpiste roseau. Dans le cas de la repousse estivale, elle allait de 88 mmolc kg-1 MS chez le pâturin des prés à 269 mmolc kg-1 MS chez la fétuque élevée. La DACA variait également selon les espèces, étant maximale chez les légumineuses et minimale chez la fléole des prés, l’alpiste roseau et le pâturin des prés. Il est possible d’obtenir du fourrage à DACA inférieure à 250 mmolc kg-1 MS en cultivant du pâturin des prés sans fertilisation chlorée ou en cultivant de la fléole des prés ou de l’alpiste roseau avec fertilisation chlorée.
  Dietary Cation–Anion Di...  
Chloride fertilization decreased the DCAD [(Na+ + K+) – (Cl- + S2-)] of all forage species; this decrease ranged from 78 (smooth and meadow bromegrasses) to 201 mmolc kg-1 dry matter (DM) (reed canarygrass) in spring growth and from 88 (Kentucky bluegrass) to 269 mmolc kg-1 DM (tall fescue) in summer regrowth.
La différence alimentaire cations-anions (DACA) est un indicateur du risque d’hypocalcémie chez les vaches laitières, mais il a été démontré que la fertilisation chlorée réduit la DACA dans le cas d’un petit nombre d’espèces fourragères. La présente étude visait à évaluer l’effet de deux régimes de fertilisation chlorée (0 kg Cl ha-1; 90 kg Cl ha-1 appliqué au début du printemps et 50 kg Cl ha-1 appliqué après la première récolte) sur huit espèces fourragères cultivées dans l’est du Canada, la luzerne (Medicago sativa L.), le trèfle rouge (Trifolium pratense L.), le brome inerme (Bromus inermis Leyss.), le brome des prés (Bromus biebersteinii Roemer et J.A. Schultes), la fétuque élevée [Lolium arundinaceum (Schreb.) S.J. Darbyshire], la fléole des prés (Phleum pratense L.), l’alpiste roseau (Phalaris arundinacea L.) et le pâturin des prés (Poa pratensis L.). Toutes les espèces ont été semées au cours de deux années, dans une seule localité, et ont été récoltées deux fois au cours de la première année suivant celle de chaque ensemencement. L’essai a été réalisé en parcelles divisées, à raison de quatre répétitions par traitement; les espèces étaient représentées par les parcelles principales, et les régimes de fertilisation chlorée étaient représentés par les sous-parcelles. La fertilisation chlorée a eu pour effet de réduire la DACA [(Na+ + K+) – (Cl- + S2-)] du fourrage de toutes les espèces. Dans le cas de la croissance printanière, cette réduction allait de 78 mmolc kg-1 de matière sèche (MS) chez le brome inerme et le brome des prés à 201 mmolc kg-1 MS chez l’alpiste roseau. Dans le cas de la repousse estivale, elle allait de 88 mmolc kg-1 MS chez le pâturin des prés à 269 mmolc kg-1 MS chez la fétuque élevée. La DACA variait également selon les espèces, étant maximale chez les légumineuses et minimale chez la fléole des prés, l’alpiste roseau et le pâturin des prés. Il est possible d’obtenir du fourrage à DACA inférieure à 250 mmolc kg-1 MS en cultivant du pâturin des prés sans fertilisation chlorée ou en cultivant de la fléole des prés ou de l’alpiste roseau avec fertilisation chlorée.
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