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Nous avons étudié la formation des dépôts adipeux et le profil des acides gras chez des vaches de boucherie qui ont reçu une ration à base de foin ou d’orge ensilée, additionnée ou non de graines de lin. Pour ce faire, nous avons utilisé des vaches de réforme de race croisée de boucherie (64 vaches de plus de 30 mois, d’un poids moyen de 620 ± 5 kg) que nous avons retirées du pâturage pour les répartir au hasard dans 16 enclos; les vaches ont eu accès à volonté à une ration composée de fourrage et de concentré (50/50, poids sur poids, en fonction de la matière sèche) contenant 0 ou 15 % de graines de lin moulues (5,2% de gras ajouté, en fonction de la matière sèche). Les rations se composaient de foin (ration de foin témoin, FT), de foin et de graines de lin (FL), d’orge ensilée témoin (OT) et d’orge ensilée et de graines de lin (OL). Nous avons fait une biopsie du gras dorsal de chaque vache aux semaines 0, 6 et 12 ainsi qu’à l’abattage (semaine 20 environ) pour en déterminer la composition en acides gras. À l’exception de l’indice de conversion alimentaire, nous n’avons constaté aucune interaction graines de lin × fourrage ayant une incidence sur l’accumulation de gras dorsal ou les paramètres de performance. Avec les graines de lin, l’indice de conversion alimentaire s’est amélioré (P < 0,01) lorsqu’elles ont été ajoutées à la ration à base de foin, et le gain pondéral quotidien moyen a augmenté (P = 0,03), si bien que le poids corporel s’est accru (P = 0,02). Par comparaison au foin, l’orge ensilée a entraîné l’augmentation (P < 0,01) de la consommation de matière sèche, du gain pondéral quotidien moyen et de l’indice de conversion alimentaire. Le gras sous-cutané contenait 0,68 % d’acides gras n-3 à la semaine 0, et la proportion a atteint 0,68 %, 0,81 % et 0,94 % chez les vaches FL au bout de 6, 12 et 20 semaines, respectivement (Yn-3 = 0,0133X + 0,6491, r = 0,87). Chez les vaches EL, la proportion était de 0,67 % à la semaine 0 et a atteint 0,65 %, 0,77 % et 0,90 % au bout de 6, 12, 20 semaines respectivement (Yn-3 = 0,0121X + 0,6349, r = 0,75). Par contre, chez les vaches FT, la proportion du poids des acides gras n-3 a baissé, passant de 0,63 %, 0,50 % et 0,47 % à 0,43 %, tandis que chez les vaches ET, elle est passée de 0,63 %, 0,40 % et 0,36 % à 0,33 % en 20 semaines. Une interaction fourrage × graines de lin (P < 0,05) a été mise en évidence pour un bon nombre des intermédiaires de la biohydrogénation de l’acide α‑linolénique, notamment pour l
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