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S'il était question d'un milieu où la marge de manoeuvre est grande, il pourrait être dit que nous pouvons nous permettre de polluer plus, bien que j'espère que cela ne se dirait pas, car je ne considère pas l'océan comme un site d'enfouissement. Au Canada, nous avons des règles très strictes concernant l'évacuation des déchets en mer. Si, à titre de citoyen individuel, je déverse un contenant d'huile sur la plage à l'Île-du-Prince-Édouard, je me retrouve dans un très grave pétrin; et néanmoins, l'industrie pétrolière déverse des quantités beaucoup plus importantes, et de manière ininterrompue. Nous constatons cela dans le golfe du Saint-Laurent, où il n'y a simplement pas les courants et les vagues et les marées nécessaires pour disperser et éliminer les toxines persistantes de ce genre. C'est une situation où elles vont demeurer au même endroit et se retrouver dans la chaîne alimentaire locale pendant des décennies sinon des éons.
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