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Nous avons comparé la vitesse d’apparition du glucose corporel (Ra) et le rendement en lactose chez des vaches laitières recevant en supplément de leur ration du glucose (Glc) ou un mélange de 5 acides aminés non essentiels (NEAAm) par perfusion duodénale ou de l’acide propionique (C3) par perfusion ruminale. Nous avons utilisé pour l’expérience quatre vaches de race Holstein en mi-lactation auxquelles nous avons posé une canule duodénale et une canule ruminale. Nous avons suivi un plan en carré latin 4 x 4 avec périodes de 14 jours. Les vaches étaient alimentées avec de l’herbe ensilée (ration témoin) assurant 88 % de l’énergie nette pour la lactation et 122 % des besoins en protéines. Le concentré était à base de blé (21,5 %) et d’orge (20 %) et contenait de l’amidon. En supplément à la ration témoin (Ctl), nous avons perfusé des doses isoénergétiques (5,15 Mcal/j d’énergie digestible) de Glc dans le duodénum (7,7 mol/j), de C3 dans le rumen (14,1 mol/j) et de NEAAm dans le duodénum (en mol/j; Ala : 1,60; Asp : 0,60; Glu : 5,94; Gly : 1,22; Ser : 2,45). Le treizième jour de chaque période, nous avons injecté du [6,6-2H2]glucose dans l’une des veines jugulaires. Nous avons ensuite prélevé des échantillons de sang dans l’autre veine jugulaire pour y doser le glucose et mesurer la vitesse d’apparition du glucose corporel. La consommation de matière sèche était un peu moins importante avec les perfusions (6 %) qu’avec la ration témoin, mais semblable pour toutes les perfusions. La vitesse moyenne d’apparition du glucose corporel était respectivement de 502, 745, 600 et 576 mmol/h avec la ration témoin, la perfusion de Glc, la perfusion de C3 et la perfusion de NEAAm. Elle augmentait avec l’augmentation de l’apport énergétique (ration témoin par rapport aux perfusions) et variait en fonction de l’élément nutritif perfusé. Le changement de vitesse d’apparition du glucose corporel était plus important avec les perfusions de Glc et de C3 qu’avec celle de NEAAm et plus important avec la perfusion de Glc qu’avec celle de C3. Les perfusions n’ont eu aucun effet sur les concentrations plasmatiques d’insuline mais ont provoqué une augmentation du facteur de croissance insulinoïde 1. La perfusion de NEAAm s’est accompagnée d’une augmentation de la concentration de glucagon plasmatique, ce qui peut avoir favorisé l’augmentation de la vitesse d’apparition du glucose corporel. Dans l’ensemble, les perfusions n’ont pas eu d’effet sur le rendement en lactose (respectiveme
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