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As the prosecution is not infrequently taken by surprise by such defences, the Crown will be deprived of an opportunity to present a “focused rebuttal” of these defences, and the fairness of the trial will suffer. The Crown, in other words, points out the weakness of the two-speech model in circumstances where the Crown is required to go first.
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55 Deux des intervenants, le procureur général de la Colombie‑Britannique et le procureur général du Canada, ont donné à entendre, par exemple, que permettre à la poursuite de s’adresser au jury en dernier est important parce que, fréquemment, ce n’est qu’à cette étape des débats que le ministère public apprend quels moyens de défense l’accusé entend invoquer activement. Il est dans l’intérêt de la justice, affirment‑ils, que les jurés comprennent les thèses des parties. Étant donné qu’il n’est pas rare que la poursuite soit prise au dépourvu par ces moyens de défense, le ministère public sera privé de la possibilité de présenter une [traduction] «réfutation directe» de ces moyens de défense, et l’équité du procès en souffrira. En d’autres termes, le ministère public souligne les faiblesses du modèle à deux discours lorsque le ministère public doit passer en premier. Le législateur fédéral peut conclure que ce type de considérations favorise un modèle à trois discours. Dans ce modèle, l’accusé ne s’attendrait pas à passer en dernier, mais le fait que l’accusé ait l’occasion de répondre à l’argumentation principale du ministère public et ait alors à subir seulement l’exercice par le ministère public de son droit à une réplique limitée sur les points que l’accusé a soulevés lui‑même dans son exposé, respecterait ses droits garantis par l’art. 7. En fin de compte, le juge du procès peut déterminer si le ministère public a abusé de son droit de réplique et, le cas échéant, prendre toute mesure de réparation qu’il estime nécessaire.
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