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ATDK : En tant que chorégraphe, je me suis de plus en plus intéressée à la lumière au fil des années. Les derniers temps, je cherche à épurer le plus possible, à évacuer les décors superflus, à revenir aux éléments essentiels de la performance. Plus de murs, de toiles ou de rideaux, mais une économie de moyens, avec laquelle « moins devient plus ». Dans cette démarche, la lumière joue un rôle primordial. Par ailleurs, j’observe aussi que le matériau développé dépend en grande partie de la lumière dans lequel il a été créé. Concevoir par exemple un spectacle dans un studio éclairé par la lumière du jour, et le présenter dans une « boîte noire », vous place dans une situation conflictuelle qui requiert une tout autre écriture. La lumière exerce une action libératrice, engendre une énergie qui lui est propre et transforme le spectacle de manière fondamentale.
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