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Il y a eu une réaction chimique exothermique dans un réservoir d’emmagasinage de résine époxyde pendant un arrêt accidentel de l’équipement de réfrigération du réservoir. On a enlevé un tampon de regard afin d’examiner le contenu et, comme aucune fumée ne s’échappait, il a été laissé ouvert. Les pompiers, appelés plus tard, ont constaté de chaudes vapeurs noires, et ils ont laissé le tampon ouvert afin d’éviter une augmentation de pression. Suivant les instructions d’un responsable de l’usine, les pompiers ont dirigé de l’eau dans le réservoir, mais ils ont arrêté quand il s’est produit une réaction, dont la violence est controversée, qui a d’abord projeté des morceaux solides par le regard et ensuite provoqué l’écoulement d’une substance ressemblant à de la lave. Des vapeurs de phénol se sont répandues partout dans l’usine, causant des dommages par corrosion à l’usine et au matériel; il y a eu également des frais mineurs au titre du nettoyage et des dépenses générales. Deux questions se posent. Premièrement, y a-t-il eu explosion; si oui, l’intimée a‑t‑elle subi des dommages dont elle peut être indemnisée? Deuxièmement, s’il n’y a pas eu explosion, existait-il un danger imminent d’incendie ou d’explosion de nature à justifier les mesures préventives de l’intimée; si oui, ces mesures ont-elles causé des dommages pour lesquels elle peut être indemnisée?
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