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La défaite militaire d’Israël, l’année dernière, au Liban, a pris le monde par surprise. Elle a d’emblée été un choc pour l’administration de Bush, comme pour Tony Blair, qui s’étaient empressés de donner à Israël le feu vert pour détruire le leadership chiite du Liban, pour ne pas parler de la destruction totale de l’infrastructure civile libanaise. Bush et Blair ne furent pas les deux seuls à être choqués ; le monde arabe fut lui-même assommé. Les dirigeants arabes ne sont pas habitués à des défaites de l’armée israélienne. Les dirigeants arabes modérés se sont vus contraints de suivre à la télé comment un clerc musulman, seul, enseignait aux Israéliens le sens du mot « défi ». Apparemment, le Cheikh Hassan Nasrallah et un nombre insignifiants de combattants ont été les premiers Arabes à vaincre l’armée israélienne au sol. Leur victoire a réduit Israël en lambeaux. La puissance de dissuasion israélienne s’est complètement dissoute. C’est déjà devenu un sujet de recherche historique. Le commandement suprême de l’armée israélienne a été lui aussi choqué : un mois après la guerre, le général Udi Adam, commandant en chef du Front Nord, démissionnait., Le chef d’état-major de l’armée israélienne Dan Halutz ne tarda pas à faire de même. Amir Peretz, le ministre de la Défense, fut remplacé par l’ancien Premier ministre Ehud Barak. Il est plutôt évident que les Israéliens sont parfaitement conscients de l’ampleur de leur défaite. Mais il semble qu’ils ne sachent pas comment s’y prendre pour réparer les dégâts. Ils sont totalement amoureux de leur « belle vie », ils sont captivés par l’images de la technologie et de l’aisance.
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