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En 1735, il succéda à son père comme agent principal de la Nouvelle-France auprès des Iroquois. En cette qualité, il fut otage, trafiquant, interprète et agent diplomatique. Il devait fournir les articles de traite européens dont les Indiens étaient devenus dépendants. Il était obligé de calmer les Iroquois lorsque les Français ou leurs alliés indiens faisaient quelque chose d’inquiétant et d’apaiser les Français, lorsque les jeunes guerriers indiens, à l’encontre de la politique de la tribu, se livraient à une agression. L’hostilité envers les nations indiennes ennemies des Français devait être maintenue. Les interventions anglaises, comme par exemple la convocation à Chouaguen (Oswego), en décembre 1743, d’un guerrier représentant chaque village, requérait que l’on fasse parvenir un rapport au gouverneur. On eut besoin d’utiliser une certaine forme de persuasion pour que les Tsonnontouans continuent d’approvisionner le fort Niagara (près de Youngstown, N.Y.) en gibier frais. Joncaire obtint un tel succès qu’en 1744 les Anglais avaient déjà offert une prime pour sa capture, mort ou vif. Le gouverneur George Clinton de la colonie de New York espérait, sans trop y croire, que les rumeurs étaient fondées à savoir qu’il était possible que Joncaire se mette au service des Anglais si on lui offrait de bonnes conditions.
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