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Bien sûr, il est vrai que le témoignage d’un patient sur la conduite qu’il aurait adoptée s’il avait été informé de certains risques peut être faussé car les risques se sont effectivement réalisés; mais le tribunal a toute latitude pour écarter le témoignage jugé vicié parce que fait avec l’avantage du recul: Manderson, «Following Doctors’ Orders: Informed Consent in Australia» (1988) 62 ALJ 430, à la p. 434. De toute évidence, pour le tribunal appelé à déterminer si la réponse du demandeur aurait été différente s’il avait bénéficié de renseignements adéquats au bon moment, c’est un important avantage d’avoir la preuve du tempérament du demandeur, des effets d’un traitement antérieur pour la même affection ou une autre semblable, de la nature des relations entre le patient et le médecin, y compris au premier chef, dans la mesure où il peut être vérifié, le degré de confiance du patient envers son médecin. La mesure dans laquelle l’opération était facultative ou urgente, et la nature et le degré du risque qu’elle comportait, sont tous des éléments qui présentent une importance considérable: voir Robertson, «Informed Consent to Medical Treatment» (1981), 97 LQR 102, à la p. 122.
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