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L'efficacité des procédés de traitement de l'eau visant à éliminer l'uranium dans les usines de traitement pleine grandeur n'est pas très bien documentée. Les études en laboratoire et les essais en installations pilotes ont montré que les résines échangeuses d'anions conven-tionnelles pouvaient éliminer l'uranium des approvisionnements d'eau potable et en ramener les concentrations à 0,1 µg/L (élimination de 99,9 p. cent). L'accumulation de rayons gamma dans le système d'élimination de l'uranium ne semble pas constituer une préoccupation pour la santé15. Toutefois, comme les résines anioniques ont une très grande affinité avec l'uranium, la régénération peut s'avérer difficile16. Des études en laboratoire et en installations pilotes ont montré que d'autres méthodes de traitement, y compris la coagulation conventionnelle, l'adoucissement à la chaux, l'alumine activée et l'osmose inverse, abaissaient les concentrations d'uranium à 1-5 µg/L (élimination >90 p. cent)17,18,19,20. On a réussi dans le cadre d'expériences à éliminer les complexes d'uranium présents dans l'eau naturelle par nano-filtration, avec un taux d'efficacité de l'ordre de 90 à 98 p. cent selon le type de membrane de nanofiltration utilisée21. Même si l'échange cationique et le charbon activé en grains peuvent éliminer l'uranium efficacement à des pH contrôlés et pendant une durée limitée, on ne les considère pas comme des méthodes pratiques pour le traitement de l'eau potable16. Les effets matriciels de l'eau d'alimentation (p. ex., présence d'ions autres que ceux de l'uranium) ont un effet sur l'efficacité de l'élimination de l'uranium, particulièrement avec les techniques d'échange d'ions et, jusqu'à un certain point, de l'osmose inverse22.
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