kosa – -Translation – Keybot Dictionary

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Keybot 3 Results  transversal.at
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The horizon of (the) translation – of each succeeding, or different, translation – recedes like a kosa: an orbit or pocket of meaning going from the interior to the exterior (and vice versa)11. The "impossible" nature of translation would then correspond to the impossibility of enjoyment that Nancy talks about, whose solution is to be found each time at another level: "If there is something impossible in enjoyment, it is because there is something of the intimate, in other words the one (or she, or he), that endlessly backs off beyond any possible attribution. The impossibility of enjoyment [and of translation? R.I.] signifies that it manages, only, not to lay itself down in a state (as in legal terminology, which talks about the "enjoyment" of a good), and that its fulfilment is its act as such. But in this way, it does so: in fact it does nothing else."12
Douloureux détour de l’apprentissage de ce que l’on devrait savoir déjà. Rude érudition par laquelle on désapprend – pour savoir. „Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard...“. C’est donc aussi une affaire de temps. Car ce n’est apparemment que quand le temps devient court que l’on apprend, ou que l’on a la clairvoyance de ce regard cinématographique, rétrospectif sur la vie. Mais le temps n’a-t-il pas d’emblée été trop court? Cette rencontre avec le temps, qui ne vient qu’à certains, ne peut qu’arriver comme une foudre inattendue, une intrusion, celle qui accompagne les moments d’ébranlement ontologiques.
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11 The Taittirîya Upanišad puts forward, from the Brahmanic viewpoint, the theory of the kosa, or "envelopes" of identity. The inner depths of man, which are both consciousness and knowledge, are identified with the supreme.
[11] La Taittirîya‑upanishad élabore du côté brahmanique la théorie des kosa, les „enveloppes“ de l’identité. Le for intérieur de l’homme, qui est à la fois conscience et connaissance, est identifié au suprême. Entre le corps et la conscience il n’y a qu’une différence de degré, ils son enchâssés l’un dans l’autre. L’enveloppe extérieure, la plus grossière, est corporelle, et également celle qui, étant la base matérielle, est à l’origine de toutes (inversion). Depuis l’extérieur vers l’intérieur, la Taittirîya reconnaît les enveloppes suivantes : annamaya, faite de nourriture (la matière, le corps); prânamaya, faite de souffle; manomaya, faite du mental ou de la pensée (manas: mens (lat.), „mind“); vijñânamaya, faite de conscience (qui n’a plus rien à voir avec l’ego); ânandamaya, faite de ânanda, satisfaction‑sans‑besoins ou contentement, en quelque sorte; ce niveau précède la libération, moksha, de laquelle rien ne pourra jamais être dit ou en tout cas témoigné sur le plan subjectif. Chaque kosa joue le rôle d’horizon de libération ultime pour le précédent mais se déplace aussitôt approché, et ceci dans les deux sens. La libération absolue ne peut elle-même être pensée qu’en tant que relative. A mesure que, sur le chemin de la délivrance, nous approchons le centre du cœur (terminologie du yoga; le cœur étant également le siège de la pensée), la subjectivité relative se dissout de plus en plus dans le néant, elle disparaît. Plus nous approchons le moksha au sein du „refuge du cœur“, moins il est possible de parler de subjectivité, de jîva (unité de vie individuelle), etc. Pour la Taittirîya et autres upanishad, voir: Upanishad, sous la dir. de Carlo della Casa, U.T.E.T, 1976 , pp. 281-302, ou The Principal Upanishads, trad. & dir. par S. Radhakrishnan, George Allen & Unwin LTD, Londres, 1953, pp. 525-565. Pour une partie de traduction, voir: „Taittîriya Upanishad“, in Le Veda. Premier livre sacré de l’Inde, t. 2, textes réunis et présentés par Jean Varenne, Marabout Université, Paris 1967, pp. 670-683. Egalement: Kausitaki Upanishad, Svetasvatara Upanishad, Prashna Upanishad, Taittiriya Upanishad, tr. par L. Renou, A. Silburn, J. Bousquet, Em. Lesimple (un volume), Librairie d’Amérique et d’Orient, Paris, 1978.
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11 The Taittirîya Upanišad puts forward, from the Brahmanic viewpoint, the theory of the kosa, or "envelopes" of identity. The inner depths of man, which are both consciousness and knowledge, are identified with the supreme.
[11] La Taittirîya‑upanishad élabore du côté brahmanique la théorie des kosa, les „enveloppes“ de l’identité. Le for intérieur de l’homme, qui est à la fois conscience et connaissance, est identifié au suprême. Entre le corps et la conscience il n’y a qu’une différence de degré, ils son enchâssés l’un dans l’autre. L’enveloppe extérieure, la plus grossière, est corporelle, et également celle qui, étant la base matérielle, est à l’origine de toutes (inversion). Depuis l’extérieur vers l’intérieur, la Taittirîya reconnaît les enveloppes suivantes : annamaya, faite de nourriture (la matière, le corps); prânamaya, faite de souffle; manomaya, faite du mental ou de la pensée (manas: mens (lat.), „mind“); vijñânamaya, faite de conscience (qui n’a plus rien à voir avec l’ego); ânandamaya, faite de ânanda, satisfaction‑sans‑besoins ou contentement, en quelque sorte; ce niveau précède la libération, moksha, de laquelle rien ne pourra jamais être dit ou en tout cas témoigné sur le plan subjectif. Chaque kosa joue le rôle d’horizon de libération ultime pour le précédent mais se déplace aussitôt approché, et ceci dans les deux sens. La libération absolue ne peut elle-même être pensée qu’en tant que relative. A mesure que, sur le chemin de la délivrance, nous approchons le centre du cœur (terminologie du yoga; le cœur étant également le siège de la pensée), la subjectivité relative se dissout de plus en plus dans le néant, elle disparaît. Plus nous approchons le moksha au sein du „refuge du cœur“, moins il est possible de parler de subjectivité, de jîva (unité de vie individuelle), etc. Pour la Taittirîya et autres upanishad, voir: Upanishad, sous la dir. de Carlo della Casa, U.T.E.T, 1976 , pp. 281-302, ou The Principal Upanishads, trad. & dir. par S. Radhakrishnan, George Allen & Unwin LTD, Londres, 1953, pp. 525-565. Pour une partie de traduction, voir: „Taittîriya Upanishad“, in Le Veda. Premier livre sacré de l’Inde, t. 2, textes réunis et présentés par Jean Varenne, Marabout Université, Paris 1967, pp. 670-683. Egalement: Kausitaki Upanishad, Svetasvatara Upanishad, Prashna Upanishad, Taittiriya Upanishad, tr. par L. Renou, A. Silburn, J. Bousquet, Em. Lesimple (un volume), Librairie d’Amérique et d’Orient, Paris, 1978.