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Toutefois, face à la dynamique d’investissement que connait le pays depuis 2007, à l’explosion de la demande en crédits et au ralentissement des dépôts de la clientèle, le secteur financier éprouve des difficultés à répondre aux besoins de financement de l’économie avec les ressources collectées. Ainsi, le secteur bancaire affiche depuis 2007 des déficits récurrents qui ont amené la Banque centrale marocaine (Bank Al-Maghrib – BAM) à intervenir de manière régulière et significative sur le marché pour satisfaire les besoins de trésorerie des banques. À ce titre, alors que le besoin de liquidité des banques du pays s’est élevé à près de 74.8 milliards MAD pour le seul mois d’octobre 2012 (contre 72.3 milliards un mois auparavant), la Banque centrale est intervenue principalement au moyen d’opérations d'avances à sept jours, dont l'encours a atteint 61 milliards MAD fin octobre 2012, ce afin d'assurer le financement de l’économie et de stabiliser les taux d’intérêt monétaires. Même si, selon la BAM, les signes de difficultés ne sont pas perceptibles au niveau d'indicateurs tels que le taux de rejet des crédits, le secteur bancaire devrait intensifier son effort de mobilisation de l’épargne des ménages afin d’éviter à terme tout risque de rationnement du crédit dans les secteurs pourvoyeurs d'emploi comme l’immobilier ou les PME/PMI.
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