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Kenneth Noland, Jack Bush, Ron Martin and Bernard Frize enliven the entire pictorial surface through their use of the orthogonal grid, the logic of the oblique and the layering of chevrons, the systematic accumulation of lines of colour, or else its liquefaction and dispersal.
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Kenneth Noland, Jack Bush, Ron Martin et Bernard Frize dynamisent en tous points la surface picturale par le recours à la grille orthogonale, à la logique de l’oblique et à l’étagement de chevrons, à l’accumulation systématique de traits de couleur ou encore à la liquéfaction et à la dispersion de cette dernière. Pierre Dorion recrée, en le fragmentant, un nouvel et vaste espace pictural. Daniel Buren investit et revisite les lieux et les configurations par la répétition de bandes verticales colorées. Pieter Laurens Mol insère à sa grille monumentale des aplats de couleur bleue, réminiscence de Mondrian et de Klein, références directes à l’histoire de l’art. Alfredo Jaar enchâsse et dissimule dans l’opacité de boîtes noires juxtaposées les images intolérables d’un massacre. Nicolas Baier propose la vision du tableau noir effacé et sali comme écran de tous les possibles. Chez Shinique Smith, l’accumulation de ballots de vêtements noirs trouvés, neufs ou usagés devient un monument minimaliste baroque dédié aux mythologies personnelles. Sol LeWitt décline en noir et blanc (légèrement bleuté), comme en filigrane, l’exploration de figures géométriques réduites à leur plus simple expression. Enfin, Roland Poulin enveloppe d’une polychromie singulière, mauve et pourpre, un imposant volume rectiligne évoquant, dans l’élan énergétique, l’idée de la progression vers l’infini.
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