|
|
Les connaissances sur la nutrition des reproducteurs de morue franche sont grandement limitées car la capacité de mener ce type d'études est restreinte du fait qu'il est difficile d'obtenir de bons stocks de reproducteurs et d'avoir accès à des bassins assez grands. Des travaux de recherche portant sur des reproducteurs de morue franche faisant appel à un régime alimentaire composé de poisson-appât (hareng, maquereau, calmar) et de suppléments vitaminiques ont déjà été menés avec succès au Canada atlantique. Par contre, un régime alimentaire composé de poisson-appât sauvage a de nombreux désavantages, comme l'approvisionnement irrégulier et la qualité inégale des produits, ainsi que l'introduction potentielle de maladies. Des études préliminaires menées à Terre-Neuve en 2004, pour lesquelles des aliments composés expérimentaux ont été utilisés, n'ont pas donné de bons résultats. Toutefois, à mesure que le développement de stocks reproducteurs s'éloigne de l'utilisation de poissons capturés dans le milieu naturel et passe à l'utilisation de reproducteurs de la génération F1 en captivité, il devient primordial d'utiliser un aliment composé industriel car les reproducteurs de la génération F1 ne sont jamais nourris de poisson-appât, mais plutôt d'aliments composés du moment du sevrage. La poursuite du nourrissage, avec des aliments composés, des reproducteurs déjà habitués à des aliments granulés réduit le besoin de sevrer les sujets sauvages et de les amener à prendre des aliments composés, un processus souvent très difficile car les poissons sauvages résistent à la prise d'aliments granulés ou tout au moins y sont réticents.
|