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La présente étude visait à évaluer l’effet de la fréquence des traites sur la production et la composition du lait ainsi que sur la prolifération des cellules mammaires, l’apoptose et l’expression de gènes. Pour ce faire, nous avons sélectionné 10 vaches Holstein en milieu de lactation qui étaient traites deux fois par jour. Pour l’étude de la traite différentielle, deux quartiers ont été traits une fois par jour et les deux autres, trois fois par jour pendant 8 semaines. Après cette période, nous avons repris la traite à raison de deux fois par jour pour tous les quartiers, et des données ont été recueillies pendant 6 semaines additionnelles. Des biopsies des glandes mammaires ont été faites 1 semaine avant la traite différentielle (semaine 1) et après 4 et 8 semaines de traite différentielle. Des échantillons de lait ont été prélevés chaque semaine tout au long de l’expérience. La traite une fois par jour a entraîné une réduction immédiate du rendement en lait, alors que la traite trois fois par jour a donné lieu à un rendement accru en lait. Pendant la traite différentielle, le rendement quotidien en lait des quartiers traits une fois par jour a baissé de 0,54 kg/sem., en moyenne, mais il est demeuré constant dans les quartiers traits trois fois par jour. Une partie de la différence de rendement en lait entre les paires de glandes a persisté après la reprise de la traite deux fois par jour. La concentration d’albumine bovine dans le lait des quartiers traits une fois par jour a augmenté, indiquant une baisse de l’étanchéité de la jonction serrée, et l’analyse zymographique des enzymes du lait a révélé une activité accrue de plusieurs protéases. La réduction de la fréquence des traites a aussi entraîné une augmentation de l’apoptose des cellules mammaires et, ce qui est surprenant, une prolifération des cellules mammaires. Fait intéressant, les teneurs du lait en stanniocalcine 1 et en facteur de croissance analogue à l’insuline 1 ainsi que l’expression de plusieurs gènes dans la glande mammaire ont aussi été modulées par la fréquence des traites. Par exemple, l’expression du récepteur du facteur de croissance analogue à l’insuline 1 a diminué durant la traite une fois par jour. Enfin, l’expression des isoformes longue et courte du récepteur de la prolactine et du gène CSN2 (β-caséine) s’est accrue pendant la traite trois fois par jour. Ensemble, ces données donnent à penser que la fréquence des traites a non seulement des effets sur le remodelage de la
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