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La situation critique de l'économie, conséquence des nombreuses années de régime militaire, demeure nettement perceptible. Sous l'effet du nouveau vent de liberté, la population tend à résister aux désagréments initiaux de toute mesure corrective. Cela pourrait expliquer le déferlement inhabituel de grèves de travailleurs qui suit toute augmentation des prix des produits pétroliers. Les troubles à caractère ethnique et religieux qui se sont produits dans certaines parties du pays et les perturbations survenues dans les régions productrices de pétrole ont eu des incidences dommageables sur l'activité économique. De ce fait, les réformes en cours n'ont pas encore produit une grande partie des résultats escomptés. Par exemple, le produit intérieur brut (PIB) s'est accru de 0,94 pour cent en 1999, puis il a connu une croissance plutôt instable qui l'a porté de 5,44 pour cent, 4,60 pour cent et 3,48 pour cent respectivement en 2000, 2001 et 2002 à 10,24 pour cent en 2003. La structure du PIB demeure relativement rigide car la contribution de ses principales composantes évolue lentement. En moyenne, les secteurs de l'agriculture et du pétrole brut en représentent respectivement 35,7 pour cent et 31,8 pour cent, tandis que les contributions respectives du commerce de gros et de détail s'établissent à 13,1 pour cent et 12,6 pour cent. Le seul secteur qui ait réagi de manière positive est celui des communications, dont la contribution au PIB est passée de 0,11 pour cent en 1999 à 0,21 pour cent en 2003. Cela résulte apparemment de la politique de déréglementation appliquée dans ce secteur. Avec une croissance moyenne de 4,38 pour cent, le secteur de la fabrication demeure peu impressionnant; cela s'explique, en grande partie, par des problèmes d'infrastructure et par les conséquences dommageables découlant de l'importation débridée de produits contrefaits et non conformes aux normes.
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