|
|
The sternum, or the breastbone would testify to its owner’s pride, the ribs would act as a sentimental chorus, singing an elegy to the fluttering heart-bird, the fibula, tibia and femur, would drum up anthems to strength and vigour, the tarsals and metatarsals, carpals and metacarpals, radius and ulna would praise poise and dexterity, the coccyx would hit a base complaining note, the frontal bone of the cranium would worry.
|
|
|
Le sternum témoignerait de la fierté de son propriétaire, les côtes s’afficheraient comme un chœur sentimental, chantant une élégie à l’oiseau-cœur voltigeant, le péroné, le tibia et le fémur, battraient le rythme d’hymnes à la force et la vigueur, le tarse et le métatarse, le carpe et le métacarpe, le radius et le cubitus feraient l’éloge de l’équilibre et de la dextérité, le coccyx entonnerait une complainte et l’os frontal du crâne s’inquiéterait. Tous les os, quelles que soient leurs fonctions ou leurs formes, chuchoteraient, crieraient, parleraient de nouvelles langues, adopteraient des tons posés, riraient, pleureraient, chanteraient juste, faux, ou de manière déphasée. Seul l’hyoïde solitaire, cet os désarticulé de la langue, pourrait opter pour le silence, se raillant des excès de la cacophonie cadavérique. L’hyoïde tiendrait sa langue, sachant que chaque vie mérite autant de bruit, ou de silence, que toute autre vie.
|