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While there, at the urging of the foreman, he used his martial arts training to knock down a white co-worker who had been harassing him and he thus earned the respect of his fellow workers. After a year at the sawmill Chang moved to Granville (Vancouver), where he bought an interest in a Chinese laundry, probably the Wah Chong laundry, which also sold a few Chinese groceries.
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En 1874, Chang laissa sa femme en Chine et vint en Colombie-Britannique comme employé contractuel. À l’instar de bien d’autres migrants de la province de Guangdong, il avait accepté de travailler une saison dans une conserverie de poisson en échange du montant de la traversée. Des vents contraires retardèrent l’arrivée de son navire, si bien qu’il eut à travailler seulement un mois et demi pour remplir son contrat. Il s'installa ensuite à Victoria et resta un moment à la Wing Chong Company. Le propriétaire, Chu* Lai, un Hakka du même village que lui, le remarqua et lui proposa de s’associer à lui. Chang déclina l’offre, mais les deux hommes devinrent de grands amis. Ce serait d’ailleurs Chu qui en 1892 arrangerait le deuxième mariage de Chang. Vers 1876, Chang travailla dans une scierie à New Westminster. Sur les instances du contremaître, il se servit de sa connaissance des arts martiaux pour servir une leçon à un ouvrier de race blanche qui le harcelait et gagna ainsi le respect de ses compagnons de travail. Après un an à la scierie, Chang s’installa à Granville (Vancouver), où il acheta une part dans une buanderie chinoise. Probablement s’agissait-il de la buanderie Wah Chong, qui vendait aussi quelques produits d’alimentation chinois. Peu après, Chang racheta la part de son associé, puis s’entendit avec la Wing Chong Company pour qu’elle soit son fournisseur grossiste. Le magasin de Chang ne tarda pas à devenir un point de ralliement pour les Hakkas et les natifs du comté de Panyu en quête d’un emploi. Chang se mit à louer leurs services, soit pour du défrichage, la mise en conserve du saumon ou le raffinage du sucre. En plus, quelques années après, il exploitait trois charbonnières et faisait le commerce du charbon. Sous-produit du défrichage, le charbon de bois se vendait sans délai à la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique et à des consommateurs locaux. Après le grand incendie de Vancouver en 1886, Chang s’établit à Steveston, où il ouvrit un magasin et continua à recruter de la main-d’œuvre.
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