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À l’occasion, la capote désigne des pardessus réalisés à partir de peaux ou de cuirs variés. Selon certaines descriptions, les premières capotes n’ont probablement pas toujours été munies d’une capuche; d’autres soutiennent que les premières capotes confectionnées au Canada ressemblaient aux justaucorps de l’aristocratie : très ajustées au dessus de la taille, elles s’évasaient jusqu’au dessous du genou. Si à l’origine le terme capote désigne différents types de manteaux, avec le temps, il fait surtout référence à la couverture à capuche de la Baie d’Hudson, largement répandue chez les commerçants de fourrures européens et les négociants en fourrures autochtones. Bien entendu, le style et l’étoffe de cette dernière varient aussi, mais dans la plupart des cas, les capotes sont faites d’une sorte de couverture de laine ou tissu lourd, comme l’« étoffe du pays » artisanale, fabriquée en Nouvelle France. Vers la fin des années 1700, elles sont généralement confectionnées à partir de « couvertures à points » (couvertures de laine dont l’un des bords comporte des lignes noires ou « points » indiquant la grandeur du morceau d’étoffe). Même si, surtout plus tard, les capotes comptent parfois des boutons ou une espèce de brandebourg, en général, on les attache au moyen d’un ruban noué ou d’une longue ceinture tissée, appelée ceinture fléchée.
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