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  Rechtsprechung der Besc...  
In der Vorlage an die Große Beschwerdekammer G 3/08 stellte die Präsidentin des EPA fest, in der Entscheidung T 424/03 werde vor allem darauf abgehoben, in welcher Art und Weise das Programm für Datenverarbeitungsanlagen beansprucht werde, in T 1173/97 (ABl. 1999, 609) hingegen auf seine Funktion (hat das beanspruchte Programm technischen Charakter) und nicht auf die Art und Weise, wie es beansprucht werde (z. B. als Computerprogramm, als Computerprogrammprodukt oder als computerimplementiertes Verfahren).
In the referral to the Enlarged Board of Appeal G 3/08, the President of the EPO considered that decision T 424/03 placed emphasis on the manner in which the computer program was claimed, whereas T 1173/97 (OJ 1999, 609) had placed the emphasis on the function of the computer program (does the claimed program have technical character?) rather than the manner in which it is claimed (e.g. as a computer program, a computer program product or a computer-implemented method). This divergence concerned the application of the exclusion of computer programs as such and was emphasised (see G 3/08, Question 1 above). It was stated that if one were to follow the reasoning of T 424/03, overcoming the exclusion of programs for computers would become a formality, merely requiring formulation of the claim as a computer implemented method or as a computer program product. The Enlarged Board of Appeal gave its opinion on the President's referral in G 3/08 (see headnote on page XXXVII).
Dans la saisine de la Grande Chambre de recours G 3/08, la Présidente de l'OEB a estimé que la décision T 424/03 mettait l'accent sur la manière dont le programme d'ordinateur était revendiqué, alors que la décision T 1173/97 (JO 1999, 609), elle, avait mis l'accent sur la fonction du programme d'ordinateur (le programme revendiqué a-t-il un caractère technique ?), plutôt que sur la manière dont il était revendiqué (par ex. en tant que tel, en tant que produit "programme d'ordinateur", ou en tant que méthode mise en oeuvre par ordinateur). Cette divergence concernait l'application de l'exclusion des programmes d'ordinateurs en tant que tels et a été soulignée (voir G 3/08, question 1 ci-après). Si l'on suivait toutefois le raisonnement de la décision T 424/03, il suffirait désormais, pour échapper à l'exclusion des programmes d'ordinateurs, de rédiger la revendication sous la forme d'une méthode mise en oeuvre par ordinateur ou d'un produit "programme d'ordinateur". Dans l'affaire G 3/08, la Grande Chambre de recours a rendu son avis sur les questions soumises par la Présidente (voir sommaire, page XXXIX).
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Jedoch sei nach Art. 83 EPÜ 1973 die für eine ausreichende Offenbarung einer Erfindung erforderliche Menge an Informationen in einem gewissen Maße davon abhängig, welcher Art die Erfindung tatsächlich sei.
The board went on to observe that the Convention did not prevent the patentability of "revolutionary" inventions. However, Art. 83 EPC 1973 made the amount of information required for a sufficient disclosure of an invention somewhat dependent on the actual "nature" of the invention. If the latter lay in a well-known technical field and was based on generally accepted theories, the description did not need to comprise many specific technical details which would anyway be implicit to a skilled person. However, if the invention seemed, at least at first, to offend against the generally accepted laws of physics and established theories, the disclosure should be detailed enough to prove to a skilled person conversant with mainstream science and technology that the invention was indeed feasible (i.e. susceptible of industrial application). This implied, inter alia, the provision of all the data which the skilled person would need to carry out the claimed invention, since such a person, not being able to derive such data from any generally accepted theory, could not be expected to implement the teaching of the invention just by trial and error.
La chambre a par ailleurs relevé que la Convention n'interdit pas de breveter des inventions "révolutionnaires". Toutefois, la quantité d'informations nécessaire pour qu'une invention soit exposée de façon suffisamment claire et complète conformément à l'art. 83 CBE 1973 dépend, dans une certaine mesure, de la "nature" réelle de l'invention. Si celle-ci relève d'un domaine technique bien connu et se fonde sur des théories généralement admises, il n'est pas nécessaire que la description comprenne un grand nombre de détails techniques qui seraient implicites pour l'homme du métier. En revanche, si l'invention semble, à première vue du moins, aller à l'encontre des lois généralement admises de la physique et des théories établies, l'exposé doit être suffisamment détaillé afin de prouver à l'homme du métier qui possède des connaissances scientifiques et techniques classiques que l'invention est effectivement faisable (à savoir susceptible d'application industrielle). Cela suppose notamment que l'homme du métier dispose de toutes les données dont il a besoin pour exécuter l'invention revendiquée, dans la mesure où on ne saurait attendre de lui, vu qu'il n'est pas en mesure de déduire ces données d'une quelconque théorie généralement admise, qu'il mette en œuvre l'enseignement de l'invention en procédant uniquement par tâtonnements.
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Außerdem lässt sich vor der Recherche nicht absehen, welcher Art die ermittelten Informationen (der Inhalt der Zusammenfassungen) sein werden, und diese sind naturgemäß unvollständig oder unzulänglich, sodass man gezwungen ist, die Originalpublikation einzusehen.
In the case at issue the applicant had equated a search in the EMBL database to a search in the Chemical Abstracts database. The board noted however that the Chemical Abstracts database, as acknowledged in the case law, embraced virtually the entire prior art and represented much more than the common general knowledge expected of the skilled person (see T 206/83). It was evident from the content of the EMBL database with regard to DNA sequences that that database was different from the Chemical Abstracts database or other bibliographic databases such as Biological Abstracts, EMBASE, etc. Those bibliographic databases aimed to summarise the complete disclosure of a scientific publication, conference, etc. by supplying an abstract and providing several searchable fields (descriptors). Owing to the amount and the quality of their information, it was usually necessary to have a sophisticated search strategy for finding the desired data. It was not sufficient to query a bibliographic database with an enzyme name or an EC number alone, as the number of results obtained would be too great to look at and useful information would not be available without further limitation by an additional query. Moreover, the kind of information retrieved - the content of the abstract - could not be anticipated before the search had actually been made, and it was usually, by its nature, incomplete or insufficient and consequently required consultation of the original publication. Thus, in contrast to the EMBL database, in which a straight query (enzyme name or EC number) usually produced a reasonable number of results with clear information (nucleotide sequences), in the bibliographic databases neither the required search strategy (query) nor the results (abstracts) were clear and straightforward.
Dans le cas présent, le demandeur avait assimilé une recherche dans la base de données EMBL à une recherche dans la base de données Chemical Abstracts. La chambre a toutefois fait remarquer qu'une recherche dans cette dernière base de données, comme le reconnaît la jurisprudence, regroupe pratiquement l'ensemble de l'état de la technique et représente beaucoup plus que les connaissances générales de la personne du métier (cf. T 206/83). Cependant, il est évident que, de par les séquences d'ADN qu'elle contient, la base de données EMBL se distingue de la base de données Chemical Abstracts ou d'autres bases de données bibliographiques, telles que Biological Abstracts, EMBASE, etc. Ces bases de données bibliographiques ont pour but de résumer la divulgation complète d'une publication scientifique, d'une conférence, etc., en créant un abrégé et fournissant des champs recherchables (nom officiel). Etant donné la quantité et la qualité des informations contenues dans ces bases de données, il est généralement nécessaire de recourir à une stratégie de recherche sophistiquée pour obtenir les résultats souhaités. Ainsi, il n'est généralement pas suffisant de questionner une base de données bibliographiques en introduisant seulement le nom d'une enzyme ou un numéro EC pour obtenir directement les informations requises car les réponses obtenues seront bien trop nombreuses. Il faudra, au contraire, introduire des limitations pour affiner les résultats. En outre, le type d'information obtenue – le contenu de l'abrégé – ne peut être anticipé avant que la recherche ait été effectuée et cette information est par nature incomplète ou insuffisante, ce qui implique de consulter la publication originale. Par conséquent, contrairement à la base de données EMBL, où une requête simple (nom de l'enzyme ou numéro EC) donne généralement un nombre raisonnable de résultats avec des informations claires (séquences nucléotidiques), dans les bases de données bibliographiques, ni la requête nécessaire (stratégie de recherche) ni les résultats obtenus (abrégés) ne sont clairs et simples.
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i) welche Krankheit behandelt oder welchen Beschwerden abgeholfen werden solle, ii) welcher Art das für die Behandlung oder Heilung der Krankheit eingesetzte therapeutische Mittel sei oder iii) welches Individuum behandelt werden solle, so könne ein reines Verfahrensmerkmal nicht als Angabe einer bestimmten Behandlungsmethode oder therapeutischen Anwendung im Sinne des Art. 52 (4) EPÜ 1973 (jetzt Art. 53 c) EPÜ) verstanden werden.
In T 4/98 (OJ 2002, 139) the independent claims were drawn up in the form of "Swiss type" claims. However, the feature considered by the opposition division to be a specified new therapeutic application related to the administration of an unspecified therapeutic compound in liposome-entrapped form, in an amount which was at least three (or ten) times the therapeutically effective amount of the said unspecified therapeutic compound, to treat an unspecified illness or disease in an unidentified subject. The board held that in accordance with the principles in G 5/83 (OJ 1985, 64) and subsequent case law, the concept of second or further medical use can only be applied to claims to the use of substances or compositions for the preparation of a medicament intended for use in a method referred to in Art. 52(4) EPC 1973. It noted that the concept of "therapy" or "therapeutic application" includes treatment of a particular illness or disease with a specified chemical substance or composition in a specified human or animal subject in need of such treatment and that in the absence of the identification of at least (i) the illness or disease to be treated or the ailment to be cured or (ii) the nature of the therapeutic compound used for treating or curing the disease or (iii) the subject to be treated, a mere process feature could not be construed as specifying a particular method of treatment or therapeutic application within the meaning of Art. 52(4) EPC 1973 (now Art. 53(c) EPC). Thus, the board came to the conclusion that the subject-matter of the independent claims was to be understood as relating to a non-therapeutic technical activity (process). The "three times dosage" feature could then only be construed as one of the process features characterising the claimed process (see also T 1020/03 below, where the "therapy" definition in T 4/98 was questioned).
Dans l'affaire T 4/98 (JO 2002, 139), les revendications indépendantes avaient été rédigées sous la forme de "revendications telles qu'admises en Suisse". Cependant, la caractéristique considérée par la division d'opposition comme une nouvelle application thérapeutique bien déterminée portait sur l'administration d'un composé thérapeutique non déterminé sous forme d'inclusion dans des liposomes, à une dose représentant au moins trois (ou dix) fois la quantité thérapeutique efficace dudit composé, pour le traitement d'une maladie ou d'une affection non spécifiée dont est atteint un sujet non identifié. La chambre a considéré que conformément aux principes posés dans la décision G 6/83 (JO 1985, 67) et la jurisprudence ultérieure, il ne peut être question de "Seconde indication médicale" (ou de "toute indication médicale ultérieure") que dans le cas de revendications portant sur l'utilisation de substances ou de compositions pour la préparation d'un médicament destiné à être utilisé dans une des méthodes visées par l'art. 52(4) CBE 1973. Il est à noter que les termes "thérapie" et "application thérapeutique" incluent notamment le traitement d'une maladie ou d'une affection particulières au moyen d'une substance ou d'une composition chimique déterminée, administrée à un sujet humain ou animal déterminé qui a besoin d'un tel traitement, et qu'en l'absence d'indication permettant d'identifier au moins i) la maladie ou l'affection à traiter ou le trouble à soigner, ii) la nature du composé thérapeutique utilisé pour le traitement ou la guérison de l'affection et iii) le sujet à traiter, une simple caractéristique de procédé ne saurait être considérée comme désignant une méthode de traitement particulière ou une application thérapeutique au sens de l'art. 52(4) CBE 1973 (désormais art. 53c) CBE). La chambre a donc conclu qu'il convenait de considérer par conséquent que les revendications indépendantes avaient pour objet une activité technique non thérapeutique (procédé). La caractéristique "trois doses" ne pouvait dès lors être interprétée que comme l'une des caractéristiques de procédé caractérisant le procédé revendiqué (voir toutefois également ci-dessous la décision T 1020/03, dans laquelle la définition de "thérapie" dans l'affaire T 4/98 a été mise en question).