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Le président: Il y a deux ou trois ans, nous avons examiné un de vos rapports qui portait sur la situation des réfugiés. À cette occasion, on avait attiré notre attention sur le fait qu'environ 20 000 personnes descendent d'avion, de bateau, ou de je ne sais quoi d'autre, sans documentation aucune, alors que nous savons tous qu'il est impossible de monter à bord d'un avion sans documentation. Vous avez signalé dans ce rapport que sur une période de trois ans, les agents de contrôle de l'Immigration qui filtrent les passagers qui montent à bord des avions ont pu déterminer qu'environ 20 000 personnes n'avaient pas de documents, avaient des faux documents, des document forgés ou des documents qui ne répondaient pas aux exigences, et qu'ils ont refusé à ces personnes l'accès à l'avion. J'ai été renversé de constater dans votre rapport que dans le cas de 15 p. 100 des personnes qui n'avaient pas de documentation, l'agence des douanes n'était même pas en mesure de dire à bord de quel avion ils étaient arrivés, même si parfois cela faisait moins d'une heure. Alors, si vous ne pouvez même pas savoir à bord de quel avion ces gens sont arrivés, comment diable allez-vous pouvoir déterminer s'ils constituent un risque pour la sécurité et ce que vous devez faire avec eux?
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