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Walking on the snow, hearing it screeching with every step you make, watching flakes fall from the the trees with every wind blow, I coudln’t repress a smile as I was alone on the street—and you have to know what a crime it is, in Paris, to smile openly in public. I’m quite lucky that the snow fall of the year happened on a morning I didn’t wake up at home: otherwise, I would probably not have enjoyed it at all.
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La neige, donc. La neige, pour ceux qui ne le sauraient pas, est un truc blanc, plus ou moins poudreux, qu’on ne se met pas dans le nez et qui tombe du ciel gratuitement. Mais, comme tout ce qui est gratuit, c’est rare. Ce matin, je me suis (en l’occurrence, on m’a) réveillé juste à temps pour voir une vraie tempête de neige tomber sur Paris : je crois bien que c’est la première fois depuis des décennies que je vois autant de neige dans le ciel. C’est beau, c’est blanc, c’est lumineux et, surtout, c’est propre, ça vous ferait prendre Paris pour une petite ville de montagne sans pollution ni embouteillages. Marcher dans la neige qui fait crish-crish bien qu’elle soit déjà à moitié fondue et gelée, voir les flocons tomber des arbres au moindre coup de vent, je n’ai pas pu retenir un grand sourire en marchant tout seul dans la rue — et on sait quel crime c’est, pour un parisien, d’oser une chose pareille. J’ai de la chance que la chute de neige de l’année soit arrivée un jour où je n’avais pas dormi chez moi ; sinon, j’aurais bien été capable de ne pas en profiter du tout.
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