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Les bonnes nouvelles sur le front économique ont poussé les investisseurs à revoir leurs anticipations d’inflation à la hausse. Résultat, les taux américains sont fortement remontés au mois d’avril, le taux du bon du Trésor américain à 10 ans dépassant même brièvement 3%. Si les taux remontent pour le moment plus vite aux Etats-Unis, c’est que l’inflation est désormais au niveau souhaité par la Fed (2% en mars), qui devrait à nouveau relever son taux directeur avant le début de l’été. Le constat est plus mitigé en zone euro, où l’inflation s’est avérée être décevante depuis le début d’année. En atteste le chiffre définitif pour mars (1,3% en rythme annualisé), qui va obliger la BCE à encore attendre avant de normaliser sa politique monétaire. Néanmoins, la tendance est à la remontée des taux, que ce soit dans les pays développés et dans les pays émergents. Ce contexte offre donc peu d’opportunités au niveau obligataire. Seules les obligations des pays émergents proposent encore un rendement acceptable par rapport à leur risque.
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