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Agricultural wastewater treatment is important for protecting water quality in rural ecosystems, and constructed wetlands are an effective treatment option. During treatment, however, some C and N are converted to CH4 and N2O, respectively, which are potent greenhouse gases (GHGs).
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Le traitement des eaux usées agricoles est important pour la protection de la qualité de l’eau dans les écosystèmes ruraux, et les milieux humides artificiels constituent une méthode de traitement efficace. Au cours du traitement, toutefois, certaines quantités de carbone (C) et d’azote (N) sont respectivement converties en CH4 et en N2O, de puissants gaz à effet de serre (GES). La présente étude vise à évaluer les émissions de CH4, de N2O et de CO2 issues de milieux humides artificiels à circulation en surface (CS) et à circulation sous surface (CSS). Six milieux humides artificiels (trois à CS et trois à CSS; de 6,6 m2 chacun) ont été chargés d’eaux de laiteries à Truro, en Nouvelle-Écosse (Canada). D’août 2005 à septembre 2006, les flux de GES ont été mesurés de façon continue au moyen d’enceintes en régime stationnaire transparentes qui englobaient la totalité des milieux humides. Les densités de flux de chaque gaz étaient significativement différentes (p < 0,01) entre les milieux humides à CS et ceux à CSS, et elles ont changé de façon marquée avec le temps. De manière générale, les milieux humides à CS présentaient des émissions de CH4 et de N2O beaucoup plus élevées (p < 0,01) que les milieux humides à CSS. En effet, les émissions totales de GES étaient de 180 % plus élevées dans les milieux humides à CS. Le rapport entre les émissions de N2O et de CH4 (en équivalent - CO2) était d’environ 1:1 dans les deux types de milieux humides. Les émissions de CH4-C, exprimées en pourcentage d’enlèvement du carbone, variaient selon la saison de 0,2 à 27 %, et étaient de 2 à 3 fois supérieures dans les milieux humides à CS que dans les milieux à CSS. Le rapport entre le N2O-N émis et l’azote enlevé se situait entre 0,1 et 1,6 %, et les différences observées entre les types de milieux humides n’étaient pas constantes. Par conséquent, les auteurs ont conclu que les émissions de N2O contribuaient de manière semblable à l’enlèvement de l’azote dans les deux types de milieux humides, mais que les milieux à CSS rejetaient moins de CH4 tout en enlevant davantage de carbone des eaux usées que les milieux à CSS.
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