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La plupart des virus entériques décrits ci-dessus, dont les norovirus, les rotavirus, le VHA, le VHE, les entérovirus, les adénovirus et les astrovirus ont été détectés dans les eaux usées, les sources d'eau de surface, les sources d'eau souterraine et les sources d'eau potable dans le monde entier, y compris au Canada (Subrahmanyan, 1977; Sattar, 1978; Sekla et coll., 1980; Payment et coll., 1984, 2000, 2001; Gerba et coll., 1985; Raphael et coll., 1985a,b; Payment, 1989, 1991, 1993; Bloch et coll., 1990; Payment et Franco, 1993; Pina et coll., 1998, 2001; AWWA, 1999a; Jothikumar et coll., 2000; Scipioni et coll., 2000; Van Heerden et coll., 2005; Locas et coll., 2007). Ces études rapportent des taux de prévalence et de concentration variables des virus entériques, mais il est impossible de les comparer facilement compte tenu de l'éventail des méthodes de détection employées (Payment et Pintar, 2006). En général, la concentration des virions entériques infectieux dans les eaux usées varie de 100 à 10 000 unités infectieuses/L (Sano et coll., 2004; Sedmak et coll., 2005; Geldreich et coll., 1990). Dans les eaux de surface contaminées, des taux de 1 à 100 virions entériques infectieux/L sont courants. Dans les eaux de surface moins polluées, leur nombre est plus près de 1 à 10/100 L (Gerba et coll., 1985; Bloch et coll., 1990; AWWA, 1999a; Jothikumar et coll., 2000; Scipioni et coll., 2000; Pina et coll., 2001; Dorner et coll., 2007). Des concentrations variant entre 0 et 200 virions entériques infectieux/100 L ont été rapportées pour des sources d'eau souterraine, selon l'ampleur de la contamination, mais on croit que les taux sont très faibles (< 2/100 L) dans la plupart des réseaux d'eau souterraine contaminés (U.S. EPA, 2006a). Ces taux ont généralement été obtenus dans le cadre d'études ciblées, puisque la présence de virus entériques dans les sources d'eau et dans les eaux usées ne fait pas l'objet d'une surveillance régulière. Il convient également de souligner que la concentration des virus entériques dans une source d'eau peut présenter une variabilité temporelle et spatiale importante selon que la source de pollution est continue ou le résultat d'un afflux soudain de matières fécales.
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