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À la fin des années 1820, Vallières en avait assez de la rivalité de plus en plus futile qui l’opposait à Papineau. Après la mort d’Olivier Perrault, en mars 1827, il s’était montré « particulièrement insistant et affairé », au gré de Dalhousie, à solliciter un poste de juge. Peut-être à cause de son élection à la présidence de la chambre, en 1823, son cabinet d’avocat avait prospéré considérablement, et il avait pris un associé, Jean-François-Joseph Duval, âgé de 21 ans. Vallières comptait plusieurs nouveaux clients importants, dont les hommes d’affaires James Hunt, John Caldwell, John Cannon*, John Goudie*, Moses Hart* et Samuel Gerrard*, ainsi que plusieurs sociétés anglaises et la Compagnie de l’Union de Québec, mais la plupart ne faisaient appel à lui qu’occasionnellement, et Andrew Stuart avait toujours la meilleure part. En 1824, Vallières et Duval plaidèrent au moins 32 fois devant la Cour du banc du roi, dont 12 fois pour de gros hommes d’affaires, 4 fois pour des fermiers et pas une seule fois pour un artisan ou un ouvrier. En octobre 1827, l’associé de Vallières était non plus Duval, mais Alexander Stewart Scott, lui aussi à ses débuts ; ils traitèrent cependant peu d’affaires ensemble. Dans les milieux judiciaires, Vallières avait acquis une réputation quasi légendaire pour son éloquence spontanée et ses brillantes argumentations, mais aussi pour son excentricité. Un matin, pendant une étape du célèbre procès-marathon qui opposa la femme de Viger, Marie-Amable Foretier*, à Toussaint Pothier, Vallières, qui représentait Mme Viger, se présenta au tribunal l’esprit encore embrumé par les libations de la veille au soir. Par erreur, mais brillamment, il plaida la cause de son adversaire, en l’occurrence James Stuart*, jusqu’à ce que le juge, ébahi, le remette sur la bonne piste ; ensuite, avec sa perspicacité coutumière, il démolit ses propres démonstrations. Finalement, comme Stuart et ses adjoints n’avaient pu en produire de meilleures, il obtint un jugement favorable. De fait, en face de Stuart, le seul avocat qui l’intimidait, il pouvait devenir nerveux au point de perdre toute conscience de ses paroles et, n’étant jamais aussi éloquent que lorsqu’il se laissait aller, mettre son adversaire totalement en déroute. À la fin des années 1820, il forma encore des étudiants en droit, dont Étienne Parent* et Charles Hunter.
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