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, rend hommage au courage de milliers d'hommes et de femmes qui se sont révoltés au péril de leurs vies contre les déportations et les assassinats de masse, initiant des soulèvements dans les ghettos (Varsovie, Bialystok, Vilna, Sosnowiec) et les camps d'extermination (Treblinka, Sobibor). Au-delà de ces actes héroïques, l'année 1943 fut marquée par des déportations massives et une vaste destruction des communautés juives. La cérémonie commémorative de Yom HaShoah rend hommage à six survivants montréalais, symbolisant les six millions de victimes du génocide juif durant la Seconde Guerre mondiale. Ils allumeront les bougies du souvenir et livreront leurs témoignages de l'année 1943 à travers de courtes vidéos. Dans ces enregistrements, Jacob Lev parle de sa vie dans le ghetto de Varsovie où, alors enfant, il dérobait des vivres afin de nourrir sa famille. Il témoigne également de sa déportation dans un camp de travail. Yehudi Lindeman évoque comment, enfant, il a échappé à la déportation grâce à sa mère et d'autres sauveurs, vivant caché jusqu'à sa libération par les soldats canadiens. Leon Calderon parle de sa déportation de Salonique, sa ville natale, pour Auschwitz-Birkenau et des mois durant lesquels il a dû nettoyer le ghetto de Varsovie avec 100 autres détenus grecs suite à l'écrasement du soulèvement. Musia Schwartz partage ses souvenirs de Varsovie, où elle a survécu en se faisant passer pour une domestique chrétienne. Fela Ross témoigne de sa vie dans le ghetto de Lodz jusqu'à sa déportation à Auschwitz, puis comme travailleur forcé à Hambourg et enfin à Bergen-Belsen où il fut libéré. Baruch Spiegel, le dernier survivant montréalais impliqué dans le soulèvement du ghetto de Varsovie, partage ses souvenirs des combattants et son implication dans le soulèvement. Il sera représenté par sa fille, Mindy Spiegel, qui allumera la bougie du souvenir pour lui. La commémoration sera entrecoupée de poèmes, de courts textes en anglais, français, hébreux et yiddish mais également de chansons entonnées par la chorale de l'école Bialik. Un chant en ladino sera interprété par Sharon Azrieli Perez, soprano et cantor reconnue.
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