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Nous avons réalisé l’étude présentée ici pour déterminer si l’haptoglobine peut servir de mesure prédictive de la métrite. En nous fondant sur la nature des écoulements vaginaux et la température corporelle après le vêlage, nous avons réparti des bovins en trois groupes : vaches présentant une métrite grave (n = 12), vaches présentant une métrite bénigne (n = 32) et vaches en bonne santé (n = 23). Nous avons pris des échantillons de sang pour le dosage de l’haptoglobine les jours -20 ± 5, -6 ± 2, -2 ± 1 et 0 par rapport au jour du vêlage, puis tous les 3 jours après le vêlage jusqu’au jour +21. La concentration d’haptoglobine était plus élevée chez les vaches présentant une métrite bénigne ou une métrite grave que chez les vaches en bonne santé entre les jours 0 et +12. La concentration moyenne (± écart type) d’haptoglobine a culminé le jour +3 chez les vaches présentant une métrite bénigne (1,06 ± 0,15 g/L) et le jour + 6 chez les vaches présentant une métrite grave (1,62 ± 0,47g/L). Chez les vaches en bonne santé, les concentrations moyennes étaient de 0,58 ± 0,12 g/L et de 0,31 ± 0,08 g/L les jours + 3 et + 6 respectivement. Les signes cliniques dénotant un écoulement pathologique chez les vaches présentant une métrite bénigne ou une métrite grave ne sont apparus, en moyenne, que 8,6 ± 3,9 jours et 5,3 ± 1,9 jour après le vêlage respectivement. Les vaches chez lesquelles la concentration d’haptoglobine était de 1 g/L le jour + 3 étaient 6,7 fois plus susceptibles d’avoir une métrite grave ou bénigne; la sensibilité de ce seuil de prévision est de 50 %, et sa spécificité est de 87 %. Ces résultats indiquent qu'une réaction inflammatoire aiguë précède l’apparition de la métrite clinique, et que le dosage de l’haptoglobine pourrait être utile pour le dépistage précoce de la métrite, ce qui améliorerait les possibilités de traitement précoce et de prévention.
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