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The estate included his house on Rue Saint-Paul, a garden plot outside Montreal, some land on Île Sainte-Thérèse, the small seigneury of Îles Bourdon (purchased in 1751), and Île aux Canards, all the islands being located near Montreal.
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Quittant la colonie pour la première fois, Louis Charly Saint-Ange emmena sa famille en France après la Conquête. Avant son départ en 1764, il vendit toutes ses propriétés canadiennes à William Grant pour une somme de 100 000ª, réglable en quatre versements annuels d’égale valeur. Celles-ci comprenaient sa maison située rue Saint-Paul, un potager à l’extérieur de Montréal, du terrain sur l’Île Sainte-Thérèse, la petite seigneurie des îles Bourdon (achetée en 1751) et l’île aux Canards, toutes ces îles se trouvant à proximité de Montréal. De sévères difficultés financières obligèrent William Grant à retarder quelques-uns de ses paiements. En 1768, alors qu’il n’avait payé que les deux-tiers de sa dette, la veuve de Charly, fixée à Saumur où son mari venait de mourir, lui intenta un procès à la cour (les plaids communs à Montréal. Le procès eut tôt fait de s’empêtrer dans la confusion qui régnait au sein du système judiciaire à Québec dans les années 60. Grant se défendit en reniant le contrat, alléguant qu’au moment de la vente il était mineur selon la loi française fixant la majorité à 25 ans. La veuve de Charly répliqua qu’il était majeur sous la loi anglaise (21 ans) et que, par conséquent, le contrat était valide. Il semble que Grant ait également accusé Charly d’avoir faussement présenté l’île aux Canards comme une seigneurie plutôt que comme une simple concession roturière ; le procès fut retardé à cause de détails techniques concernant la procédure. En 1772, la veuve de Charly insista auprès du duc d’Aiguillon, ministre français aux Affaires étrangères, pour qu’il fasse des représentations officielles à Londres. Conséquemment, le comte de Dartmouth demanda au lieutenant-gouverneur, Hector-Théophilus Cramahé*, à Québec, d’enquêter sur cette affaire. Cramahé en connaissait la nature, mais il se montrait pessimiste, croyant qu’une entente hors cour constituait la solution la plus pratique. C’est probablement ce qui arriva, puisqu’on ne possède aucune référence ultérieure à ce procès.
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