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Only with the longed for “faux”, a one-dimensional farewell to any kind of ambivalence, are we driven to the current paradise of innocence, like the storm issuing forth from there and catching as an eddy in the wings of the angel of history, so preventing him from gathering up the debris of history and reassembling it in the way Walter Benjamin had described.
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Lors de la présentation de ses Histoire(s) du Cinéma à Cannes en 1997, Godard avait tiré de sa poche et lut un papier sur lequel il avait noté une phrase reproduite dans le journal de Hollis Frampton, le réalisateur de films de l’avant-garde américaine qui venait de décéder. Elle disait à peu près ceci : Toute époque artistique ébauche, à partir des souvenirs du passé, l’idée d’un futur meilleur. C’était au fond comme si Godard décrivait son propre travail. Et c’est aussi ce qui crée un lien avec le projet de Véronique Bourgoin. Même dans le 19e siècle fétichiste falsifié, on distingue encore la trace du double sens, dans le conflit du désir, du «vrai» qui accompagne l’historisme romantique. C’est seulement le «faux» souhaité, la conclusion unidimensionnelle de toute ambivalence, qui pousse au paradis actuel de l’innocence comme la tempête qui, à partir de là, s’engouffre dans les ailes de l’ange de l’Histoire, l’empêchant de rassembler et recomposer les décombres de l’Histoire, comme l’a décrit Walter Benjamin. Ces ailes, le génie de la série des gouaches «La Dame de Clelles» de Véronique Bourgoin qui, sans que cela soit dit, est présente dans ses Salons, les a repliées avec la mélancolie de celui qui sait. Mais ses vêtements, qui évoquent les losanges de l’habit de clown, et son factotum bardé de blanc, sont aussi un écho humoristique et discret au couple du clown blanc mélancolique et de l’Auguste impertinent, même si les rôles sont ici inversés. Ainsi ne sera-t-on pas surpris de voir dans «La Dame de Clelles» une discrète référence à la muse Mnémosyne, empreinte d’une vive attention mélancolique.
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