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This move, which was seen by the founder as an unpardonable act of insubordination, was severely dealt with by exemplary punishments and changes of obedience, much to the confusion of the Canadian nuns. They held their ground, however, because having to refer all decisions to the general administration was causing major inconveniences.
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En 1876, sœur Marie de Saint-Basile est choisie pour une mission difficile : fonder un pensionnat à Sainte-Rose, paroisse de l’île Jésus qui avait espéré la venue d'une autre congrégation enseignante. Son succès auprès des paroissiens se double d'une réussite qui atteste sa capacité d'influence : 24 des 28 élèves de la première classe choisissent d'entrer au noviciat de Saint-Laurent ! C'est à titre de supérieure du pensionnat que Marie de Saint-Basile se trouve associée, trois ans plus tard, aux démarches des sœurs de Saint-Laurent pour obtenir leur séparation de la congrégation française. Élue par les sœurs comme déléguée officielle au chapitre général de 1879, elle accompagne la supérieure provinciale, mère Marie de Saint-Alphonse-de-Rodriguez, au Mans. Elle se trouve au cœur du conflit qui oppose les sœurs canadiennes à la fondatrice, laquelle, selon l'évêque de Montréal Mgr Édouard-Charles Fabre*, « met des obstacles qui nuisent au développement et à la prospérité des établissements de la province ». Après le retour de leurs déléguées, les religieuses canadiennes, dont les demandes ont reçu une fin de non-recevoir, envoient une pétition à Rome, le 23 août 1880, pour rompre tous les liens canoniques avec la congrégation française. Ce geste, perçu par la fondatrice comme une impardonnable insubordination, est lourdement sanctionné par des punitions exemplaires et des changements d'obédience, au grand désarroi des religieuses canadiennes. Ces dernières maintiennent toutefois leur position, à cause des inconvénients majeurs causés par le recours obligatoire à l'administration générale pour toutes les décisions courantes. Elles obtiennent, dans leurs démarches, l'appui de Mgr Fabre, d'un mandataire à Rome, l'abbé Gédéon Huberdeau, et de leur directeur spirituel à Varennes, l'abbé François-Xavier Bourbonnais, qui estime que la demande des sœurs canadiennes « n'est pas une révolte illégitime ».
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