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L'architecte de l'hôtel a adopté un plan régulier : les bâtiments entourent une cour rectangulaire. Au fond, le corps de logis principal est situé entre cour et jardin ; deux ailes le relient au bâtiment sur rue ; celle du sud abritait probablement des remises et les écuries, alors qu'une simple galerie occupait l'aile nord. Du côté de la cour, ainsi que du côté du jardin, s'avancent deux petits pavillons latéraux. La structure du corps de logis principal est caractéristique des hôtels du Marais au XVIe siècle : deux étages de caves - l'un d'entre eux en demi sous-sol réservé aux cuisines et à la salle du commun - au-dessus desquels s'élèvent deux étages de même hauteur, l'un en rez-de-chaussée haut réservé aux appartements de réception, l'autre étage carré coiffé d'un haut comble, l'un des plus beaux existant encore aujourd'hui. L'élégance de cette architecture est due à la perfection du rythme des ouvertures : demi-croisée - croisée - croisée - demi-croisée. Subtilement, du côté de la cour, tout concourt a créer un effet pyramidant : ainsi les deux lucarnes percées dans le comble sont réunies sous un même fronton ; du côté du jardin, seules les croisées pleines sont surmontées de lucarnes. Cette pureté déjà classique n'est alourdie par aucun décor sculpté : à la base du toit, les consoles sont laissées nues, de simples moulures soulignent l'arrondi des lucarnes et les rampants des frontons. Si le corps de logis principal semble intact, il n'en est pas de même des pavillons : l'analyse de leur construction fait penser à un ajout ou une surélévation. Les transformations apportées aux XVIIe et XVIIIe siècles ne permettent plus de situer avec certitude l'emplacement de l'entrée principale de l'hôtel. Il est probable qu'une porte percée au rez-de-chaussée du pavillon nord de la cour donnait accès à l'escalier desservant l'appartement, les communs et le jardin. L'escalier actuel, du type " à vuide " et pourvu d'une rampe en fer forgé date de la fin du XVIIe siècle, comme le montrent ses caractéristiques et les comparaisons avec d'autres escaliers dans le Marais. Sa modification entraîna celle du pavillon nord et, par souci de symétrie, une transformation du pavillon sud. Les ailes furent probablement surélevées en même temps, comme l'ont suggéré, lors de la restauration de l'hôtel, les traces d'une ancienne toiture de l'aile nord. Par ailleurs, on remarque que les fenêtres des galeries latérales ne comportent pas de meneaux contrairement à celles du grand cor
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