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Sem Dresden est né à Amsterdam dans une famille de commerçants. Il prit des leçons de solfège avec Fred Roeske, et de composition avec Bernard Zweers. De 1903 à 1905, il étudia au Stern'sche Konservatorium de Berlin aux côtés de Hans Pfitzner (la composition et la direction d'orchestre). De retour aux Pays-Bas, il commença sa carrière en tant que chef de choeur à Tiel. En 1914, il fonda la Société Motet et Madrigal, ainsi qu'une chorale de neuf chanteurs a capella (dont faisait partie sa femme, Jacoba Dhont). Avec cet ensemble de très haut niveau, il n'explora pas seulement la musique polyphonique baroque et de la Renaissance, mais aussi les répertoires romantiques et contemporains. Plusieurs pièces de compositeurs hollandais furent écrites spécialement pour cet ensemble. En 1928, il fut remplacé par le Harlem Motet et la Madrigal Society. En 1919, Sem Dresden fut nommé professeur au Conservatoire d'Amsterdam, dont il devint le directeur en 1924. Il prit ensuite la direction du Conservatoire Royal de La Haye, de 1937 à 1949. Etant juif, il fut suspendu pendant la guerre. Il se convertit au catholicisme peu avant sa mort. Ayant de grandes qualités de musicien, de professeur, d'administrateur et d'auteur, Dresden eut un impact considérable sur la vie musicale hollandaise. Il prit part à de nombreux comités, et était membre du conseil de plusieurs organisations. Ses articles étaient publiés dans des journaux tels que De Amsterdammer ou De Telegraaf (1918-1927), ainsi que dans la collection Stromingen en Tegenstromingen in de Muziek (Courants et contre-courants musicaux, 1953). Son Algemene Muziekleer (Théorie Elémentaire de Musique) fut réimprimé onze fois. Parmi ses élèves, nous pouvons citer Marius Monnikendam, Leo Smit, Eduard van Beinum, Willem van Otterloo, Jan Mul et Cor de Groot. En tant que compositeur, Sem Dresden avait des affinités particulières avec la musique française contemporaine. De ses travaux de musique de chambre, nous pouvons souligner une Sonate pour Flûte et Harpe (1916) et une Sonate pour Violoncelle et Piano (1918). Ses autres œuvres comptent des concertos (dont deux pour violon), Dansflitsen (Eclats de danse, 1951) pour orchestre, et des pièces pour voix : Chorus tragicus (1927) et Chorus Symphonicus (1944) - entre autres. A cette même période, pendant la guerre, il composa aussi un opéra en un acte : François Villon, orchestré par Jan Mul.
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