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Le témoignage de nos frères continue de nous motiver et questionner. La dimension martyriale est toujours présente en la vocation missionnaire. Ce fut le cas en la vie du Fondateur et , aussi, dans l’histoire de la Congrégation. Le P. Fondateur intégra cette dimension en la définition du missionnaire et la vécut, lui-même, en les diverses étapes de sa vie. « …Rien ne l’arrête, il se réjouit des privations; aborde les travaux, embrasse les sacrifices ; se complaît dans les calomnies, se réjouit dans ses souffrances, et se glorifie en la Croix de Jésus-Christ. Il ne pense à rien d’autre qu’à suivre et imiter Jésus-Christ dans la prière, le travail et la souffrance, en cherchant toujours et uniquement la plus grande gloire de Dieu et le salut du monde » ( CC 9). Nos frères martyrs, comme tous les Clarétains, portaient ces paroles gravées en leur pensée et en leur cœur. Ils les savaient par cœur et les avaient méditées très souvent. Cependant , elles n’ont pas effacé la faiblesse dans leur vie. Certainement, quelques privations ont pesé lourdement sur eux, ils se sont sentis fragiles devant les sacrifices qu’on leur demandait et ont expérimenté la peur des tourments qui les menaçaient. La définition du Missionnaire n’est pas la description de quelques « hommes forts », mais de personnes qui ont su regarder Jésus et accueillir son regard en leurs cœurs. La contemplation de Jésus, la communion avec sa passion pour son Père et pour le projet du Père, avec son amour pour chacun de ses frères – exprimées avec beauté en la dernière phrase de la définition- c’est ce qui nous permet de vivre les exigences de sa première partie. Les martyrs ont su fixer leur regard sur Jésus et accueillir le regard plein de tendresse et de miséricorde du Maître qui transforma le cœur de ce Pierre, qui avait refusé de connaître le Seigneur et qui, ensuite, fut capable de donner sa vie en confessant sa foi en Lui. La confession de la foi en Jésus jusqu'à la mort est le fruit d’une amitié profonde avec le Maître. Et l’amitié est un don qu’il faut cultiver avec soin. Construire notre vie autour de Jésus, en répondant à son invitation, c’est notre chemin d’auto- réalisation. C’est le chemin qui nous prépare à « donner la vie », chaque jour, et par le martyre s’il fût nécessaire.
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