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She appears to be in top form, with conversations often interspersed with laughter. On the phone, in her voice which hums and carries, she can speak for hours about her passion for the cinema. But what above all interests this former journalist from France 2, France Inter, France 5, who won several times for her work, is to tell stories that nobody talks about, especially on the African continent.
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Même si le Festival de Cannes est loin d’être de tout repos, d’autant qu’elle doit faire la promotion de son nouveau long métrage, trouver des distributeurs et des vendeurs, Rahmatou Keïta ne semble jamais fatiguée. Au contraire. Elle parait en pleine forme, avec ses conversations souvent entrecoupées d’éclats de rire. Au bout du fil, de sa voix qui chantonne et porte, elle peut parler pendant des heures de sa passion pour le cinéma. Mais ce qui intéresse avant tout cette ancienne journaliste de France 2, France Inter, France 5, primée plusieurs fois pour son travail, c’est de raconter des histoires dont personne ne parle, notamment sur le continent africain. Au fil du temps, elle laisse de côté peu à peu le journalisme. Non pas qu’elle boude sa profession, mais tout simplement parce que la passion du cinéma finit par la rattraper. Comme si les pièces du puzzle s’étaient assemblées naturellement pour cette auteure de nombreux longs reportages et documentaires. « Je dis toujours que mon métier c’est le journalisme et le cinéma ma passion », aime-t-elle dire. Aujourd’hui, elle n’a pas moins de huit films à son actif : « Djassaree, 1997 », « Femmes d’Afrique », « Le Nerf de la douleur », « Une journée à l’école Gustave-Doré », « Les États généraux de la psychanalyse », « Al’lèèssi… une actrice africaine », et le désormais « Jin’naariyâ ! » qu’elle compte bien défendre de toutes son énergie.
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