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From the end of the Eighties, Rodin was almost obsessive and jubilatory in the way he pro-duced drawings which are just so many variations on the same topic, that of the naked woman’s body. Henceforth, the artist was to draw almost exclusively live models ("I can work only with a live model", he confided to Dujardin-Baumetz, "the sight of the hu-man form inspires and comforts me. ").
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Depuis la fin des années quatre-vingt, Rodin réalise de manière quasi obsessionnelle et jubilatoire des dessins qui sont autant de variations sur un même thème, celui du corps nu de la femme. Dorénavant, l’artiste dessine presque exclusivement d’après modèle vivant (« Je ne puis travailler qu’avec un modèle vivant », confie-t-il à Dujardin-Baumetz, « la vue des formes humaines m’alimente et me réconforte »). Il a enfin les moyens de faire appel quotidiennement à des modèles qui viennent se dévêtir, l’une après l’autre, ou parfois à deux ou trois, dans son atelier. Il ne les fait pas poser, mais les saisit dans leurs mouvements, leurs attitudes, les plus spontanées et les plus libres, dans une quête constante de vérité. Dessins parmi lesquels on peut distinguer deux types principaux. Dans le premier, l’artiste dessine vivement sur un feuillet, d’une pointe fine de graphite, en quelques minutes et sans quitter son modèle des yeux (« La main va au petit bonheur ; souvent le crayon tombe à vide ; le dessin se trouve décapité ou amputé d’un membre…Le maître ne l’a pas regardé une fois. En moins d’une minute, cet instantané du mouvement est pris… », témoigne Clément-Janin en 1903). Le deuxième type est un dessin repris ou calqué, à partir de l’un de ces « dessins sans voir », de façon à aboutir à un tracé épuré, simplifié, synthétisé, le plus souvent rehaussé d’aquarelle. (« Ce premier jet acquis, Rodin reprend son œuvre, parfois la corrige directement d’un coup de crayon rouge, mais le plus souvent, c’est en la calquant qu’il la rectifie… », continue Clément-Janin. )
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