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En plus de l'épargne découlant de la prévention/réduction du crime réalisée grâce à ces programmes (p. ex. les coûts inférieurs pour le système de justice pénale, les victimes et la société grâce à la réduction du crime), il y a des avantages dans beaucoup d'autres secteurs, par exemple la réduction de l'aide sociale, la réduction du besoin d'éducation spécialisée et l'augmentation des recettes fiscales grâce au salaire plus élevé des participants (du fait qu'ils sont mieux scolarisés) (Homel, Freiberg, Lamb, Leech, Carr, Hampshire, Hay, Elias, Manning, Teague et Batchelor, 2006). Une intervention précoce auprès des jeunes à risque élevé peut non seulement les détourner de la criminalité, mais aussi les orienter vers des possibilités et des carrières légitimes (Welsh et Farrington, 2000). Ainsi, les analyses avantages-coûts devraient systématiquement tenir compte des données détaillées sur les dépenses nécessaires pour atteindre les cibles du programme et/ou les économies qu'on estime que la société fait en raison du programme, selon le nombre de crimes évités, l'augmentation des résultats positifs (p. ex. la scolarité, les salaires) et la participation à la vie sociale par les personnes à risque élevé. Enfin, il est particulièrement important de noter que, selon un certain nombre d'études, l'économie de coûts varie en fonction du crime (p. ex. Aos, Phipps, Barnoski et Lieb, 2001; Cohen, Rust, Steen et Tidd, 2004; Dubourg, Hamed et Thorns, 2005; Farrington, Ditchfield, Hancock, Howard, Jolliffe, Livingston et Painter, 2002; Miller, Cohen et Wiersema, 1996). Par conséquent, lorsqu'on additionne les avantages pour la société dans le cadre d'une analyse avantages-coûts, il faut tenir compte du type de crime.
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