|
|
Nous avons effectué une étude par culture discontinue in vitro du liquide ruminal afin de comparer les effets des graminées communes, des arbustes légumineux et des arbustes non légumineux utilisés dans les pâturages du bétail en Australie et au Ghana, sur la production de CH4 et les caractéristiques de la fermentation. Les espèces de graminées étaient les suivantes : Andropodon gayanus, Brachiaria ruziziensis et Pennisetum purpureum. Les espèces d’arbustes légumineux comprenaient Cajanus cajan, Cratylia argentea, Gliricidia sepium, Leucaena leucocephala et Stylosanthes guianensis, et les espèces d’arbustes non légumineux comprenaient Annona senegalensis, Moringa oleifera, Securinega virosa et Vitellaria paradoxa. Les feuilles ont été récoltées, puis séchées à 55 °C, et les feuilles broyées ont été passées dans un tamis de 1 mm. Les bouteilles de sérum contenant 500 mg de fourrage, du tampon McDougall modifié et du liquide ruminal ont été incubées 24 heures à 39 °C en anaérobiose. Nous avons prélevé des échantillons de chaque type de fourrage après 0, 2, 6, 12 et 24 heures d’incubation pour déterminer la production cumulative de gaz. Nous avons mesuré la production de méthane, la concentration d’ammoniac et les proportions d’acides gras volatils (AGV) après 24 heures. La concentration de fibres au détergent neutre (g/kg de matière sèche) était comprise entre 671 et 713 (graminées), 377 et 590 (arbustes légumineux), et 288 et 517 (arbustes non légumineux). Après 24 heures d’incubation in vitro, la production cumulative de gaz, la production de CH4, la concentration d’ammoniac, la proportion de propionate dans les AGV et la digestibilité in vitro de la matière sèche différaient (P < 0,05) avec chaque type de fourrage. B. ruziziensis et G. sepium sont les espèces qui ont généré les valeurs les plus élevées pour la production cumulative de gaz, la digestibilité in vitro de la matière sèche, les AGV totaux et la proportion de propionate dans les AGV, et les rapports acétate sur propionate les plus bas pour leur type de fourrage. Ces deux espèces ont donc produit des émissions modérées de CH4 sans compromettre la digestion. Bien que l’utilisation de ces deux espèces dans les pâturages puisse constituer une stratégie de réduction des émissions de CH4, il est recommandé d’approfondir la recherche au moyen d’essais effectués in vivo et à différents stades de maturité.
|