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Le 11 novembre 1826, Dalhousie nomma Chisholme greffier de la paix du district de Trois-Rivières. De 1829 à novembre 1835, il délivra des permis de magasin et de taverne au nom du secrétaire de la province. À cette fonction s’était ajoutée, le 2 avril 1834, celle de coroner de Trois-Rivières. En novembre 1835, un comité spécial de l’Assemblée, qui étudiait les émoluments et honoraires des fonctionnaires gouvernementaux, l’assigna à comparaître. L’Assemblée exigeait son congédiement pour « fraude, abus d’autorité, malversations » dans ses fonctions de greffier de la paix. Accusé entre autres choses d’avoir rédigé des actes d’accusation qui aggravaient les délits commis (ce qui lui permettait de réclamer des honoraires plus élevés), Chisholme se défendit dans une longue adresse à lord Gosford [Acheson]. Le gouverneur ne prit aucune mesure mais soumit le cas au secrétaire d’État aux Colonies, lord Glenelg, en août 1836. Le mois suivant, le secrétaire de la province, Dominick Daly*, eut vent de plaintes selon lesquelles on aurait payé Chisholme, pendant la période où il lui avait servi d’agent, pour des permis qu’il avait négligé de délivrer et qu’en outre il n’aurait pas déclaré ce revenu. Au terme d’une autre enquête, Gosford expliqua à Glenelg que, après examen de la preuve, il avait ordonné qu’on destitue Chisholme de ses fonctions de coroner et de greffier de la paix. L’intéressé apprit la nouvelle le 28 octobre. Cependant, le gouvernement avait résolu de ne pas porter d’accusations car la destitution lui semblait un châtiment suffisant. En 1839, dans une longue déclaration à sir John Colborne*, gouverneur en chef, Chisholme dénonça l’injustice et l’illégalité prétendues des mesures prises contre lui, mais on ne le réintégra jamais dans ses fonctions.
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