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Vortex is an experimental video that combines fragments of films from different genres (fiction, documentary, reportage, animation, etc.), most of which date from the early-twentieth century. Vortex brings to mind the tumultuous movement of an overflowing waterway. In its disquieting bubbling over, this whirlpool blends the still and troubled waters of the past. The intermixed archival images give a painterly texture to this river, perturbing time and space and generating its own chronology on the surface of history. Carrying, shifting, buffeting, blending, undoing, transporting, drowning, sucking up. Neither cataclysm nor apocalypse. Vortex is a condensation of events, a mass of information in which several phantoms rise up: war, conquest, colonisation, progress, modernity. Vortex is a loop, a Möbius strip, a dog biting its tail. Despite this tumult, we will not plunge deeply into obscurity and the lower depths. A breath of exoticism leads us elsewhere: to the surface of the world. How can we forget the smiles of these people on a beach? These men and women who play at disappearing before our eyes. These trains, these boats, these planes that play at being fast, at defying time and space by taking other paths. Writing the history of Vortex is like typing “What’s happening here?” into Google and then pushing ENTER.
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Vortex est une vidéo expérimentale qui combine de nombreux fragments de films de genres différents (fiction, documentaire, reportage, animation…), surtout du début du vingtième siècle. Vortex nous rappelle le mouvement tumultueux d’un cours d’eau qui déborde. Dans son inquiétant bouillonnement, ce tourbillon mélange les eaux claires et les eaux troubles du passé. Les images d’archives entrelacées donnent une texture picturale à ce fleuve qui perturbe le temps et l’espace, en générant sa propre chronologie à la surface de l’Histoire. Emporter, déplacer, secouer, mélanger, défaire, transporter, noyer, aspirer. Ni un cataclysme, ni une apocalypse, Vortex est un condensé de faits, une masse d’informations où se dressent quelques fantômes : ceux de la guerre, de la conquête, de la colonisation, du progrès, de la modernité. Vortex est une boucle, un nœud de Möbius, un chien qui se mord la queue. Malgré le tumulte, on ne plongera pas profondément dans l’obscurité et les bas-fonds. Un souffle d’exotisme nous amène ailleurs : à la surface du monde. Comment oublier le sourire de ces gens sur une plage ? Ces hommes et ces femmes qui jouent à disparaître devant nous. Ces trains, ces bateaux, ces avions qui jouent à être rapides, à défier le temps et l’espace en empruntant d’autres chemins. Écrire l’histoire de Vortex, c’est comme taper dans Google « Ici, maintenant », puis RETOUR.
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