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What started me in the arts? Actually, I loved to colour colouring books, I hate to admit it, then I just made books. A little girl who liked to make things, simple as that. And then I went to baby-sit for a cousin, and she had a paint by number set, and I just lusted after it. But I couldn’t paint on her paint by number set, so they bought me one for Christmas. I had some leftover paint, and I got a canvas board and some more paint, and away I went. And that was all the way through high school – I was a closet painter. And it came time to graduate, and I was very much into music, but I was too shy to perform, so I just cut it. I just said “ok, music is for fun and painting, I’ll go to art school”. So I got my BA, just a little BA, majoring in Fine Arts, painting and Art History, from the University of Regina. I also went up to Emma Lake, because I got married three days after high-school, to an artist. And he was on the periphery of the Regina Five. So, those were the people that informed my world at that time, although not my practice, because I was not a guy, and I wasn’t a large colourfield abstractionist, and so I became a closet painter again, because everything was passé, or, “leave out the content – we only want the intent”, or whatever. So then I went to Concordia. I left Regina and spent some time in Quebec and studied art history, and decided I didn’t want to work in a museum, in an art gallery. I wanted to paint, I wanted to create, I didn’t know that it was painting, or what it would be. Moved out to the country where I think I found my true soul, or meaning. I loved it. Ah, the country in Quebec is full. I mean, it seemed as though Saskatchewan was empty. There’s the sky, and then what else is there…well, now I know (laughs). I really started to paint things that meant something to me, far away from nosy eyes, the guys, the big “guys”. And have continued to ever since. I got far enough away to find who I was, or who I was at that time.
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Comment j’ai commencé? En fait, j’aimais remplir des livres de coloriage, je suis désolée de le dire. Ensuite je me suis mise à faire des livres. J’étais une petite fille qui aimait faire des choses, c’est aussi simple que cela. Et puis, je gardais une cousine qui avait un jeu de peintures par numéros Je ne pouvais pas y toucher, mais qu’est-ce que j’en avais envie! Alors, on m’en a acheté un pour Noël. Après, comme il me restait de la peinture, j’ai acheté de la toile cartonnée et d’autres peintures. Et voilà comment j’ai commencé. Cela a duré tout le temps que j’étais au secondaire. J’étais artiste mais je n’étais pas encore sortie de mon placard. Quand est arrivée la fin de mes études, c’est la musique qui me passionnait mais comme j’étais trop timide pour jouer, j’ai arrêté. J’ai décidé que je ferais de la musique pour le plaisir mais que la peinture, je l’étudierais. J’ai obtenu mon bac, juste un petit bac, avec une majeure en beaux-arts et en histoire de l’art de l’Université de Regina. Je suis aussi allée à Emma Lake parce que j’avais épousé un artiste trois jours après la fin de mon secondaire. Il connaissait plus ou moins les artistes du groupe Regina Five. Ce sont des gens qui ont influencé ma vie à cette époque-là mais pas ma pratique parce que je n’étais pas un gars, que je ne faisais pas de l’Abstraction chromatique. Alors je me suis remise à peindre en cachette Tout ce que je faisais, c’était considéré comme passé. On me disait que l’important, ce n’est pas le contenu (elle rit), mais l’intention, ou quelque chose du genre,. Ensuite, je suis allée à Concordia. J’ai quitté Regina et j’ai passé quelques temps au Québec. J’ai étudié l’histoire de l’art. J’ai décidé que je ne voulais pas travailler dans un musée ou dans une galerie. Ce que je voulais, c’était peindre, créer. Je ne savais pas quoi, seulement que je voulais peindre. Alors je suis partie vivre à la campagne, Et c’est là que je me suis trouvée, j’ai trouvé ce qui me faisait vibrer. J’adorais. Au Québec, la campagne est pleine. J’avais l’impression que la Saskatchewan était vide, qu’il y avait bien le ciel, mais à part cela ? Maintenant, je sais (elle rit). Je me suis mise à peindre sérieusement, à peindre des choses qui voulaient dire quelque chose pour moi, loin des regards curieux, des gars, des gars «importants» …. Et je ne me suis jamais arrêtée. Il a fallu que je m’éloigne pour trouver qui j’étais, du moins qui j’étais à l’époque.
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