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“I delight to see on the one hand the woods showing forth their beauty in so many shades of green; and on the other, the large Lake runs by Cobourg, shewing its fulness. These things lead me to reflect on the power of the Creator, and the valuable purposes they serve. The wood to make fire to communicate warmth in this icy climate, and the water for navigation to convey the necessaries of life to the inhabitants in its vicinity.”
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Elizabeth Eynon prononça son premier sermon à Cobourg le 10 juillet, et plus tard le même mois elle entreprit seule un voyage de 45 milles pour se rendre dans le canton de Whitby afin de prêcher dans une vaste grange construite dans un bois. Les deux époux partaient souvent chacun de leur côté pour effectuer une tournée de 200 milles. Ils prêchaient alors dans les champs, les bois, les maisons et les écoles. Elizabeth Eynon faisait le trajet à pied ou dans une voiture tirée par un cheval. Elle prit part à d’interminables réunions d’hiver, dont l’une, qui eut lieu à Cobourg en 1838, se prolongea durant quatre semaines, et à d’autres du même genre à Bowmanville en 1840 et en 1842. À l’été de 1842, elle prêcha aussi à des réunions tenues en plein air à Bowmanville et à Peterborough, ainsi qu’à un revival dans le canton de Dummer. Lorsqu’elle accomplissait son travail de missionnaire, elle éprouvait un sentiment de crainte et d’insuffisance, mais elle mettait sa confiance dans la toute-puissance du Seigneur. « Je marchai, écrit-elle, près de six milles à travers bois ; en entrant dans la forêt, j’eus l’impression que la peur allait m’envahir ; mais, après avoir marché une certaine distance, je n’avais plus la moindre angoisse et mon âme était tellement remplie du ciel et de Dieu que je ne ressentais que de la joie et de l’amour [...] Je dirais en vérité que j’étais en communion avec le Père, le Fils et l’Esprit. » Elle était sensible à son environnement, notant dans son journal la beauté des bois et des eaux : « Je me délecte à regarder, d’une part, les arbres qui étalent leur beauté en un si grand nombre de nuances de vert et, d’autre part, le grand lac qui baigne Cobourg et qui déploie son immensité. Ces choses me portent à réfléchir sur la toute-puissance de Dieu et à leur précieuse utilité : le bois pour faire le feu qui communique la chaleur dans ce climat glacial, et l’eau pour la navigation qui apporte les nécessités de la vie aux habitants de ses rives. »
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