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Une planification souple de la rotation des cultures permet aux producteurs de canola et de pois de s’adapter aux changements survenant dans les pratiques agricoles et les possibilités de commercialisation. À l’heure actuelle, dans l’Ouest canadien, on recommande de cultiver le canola ou le pois une seule année sur quatre dans un champ donné, mais les producteurs seraient intéressés à accroître la fréquence de culture de ces plantes à feuilles larges. La présente étude visait à déterminer l’effet de cette fréquence de culture ainsi que de l’application de fongicides, selon divers cycles de rotation, sur l’accumulation et la répartition de l’azote (N) nitrique et du phosphore (P) extractible dans le profil du sol, au bout de 8 ans, dans un chernozem brun foncé (boroll typique) sur loam. L’expérience a été réalisée de 1998 à 2005 dans un champ de Scott, en Saskatchewan, et comportait des cultures continues de canola et de pois ainsi que des rotations incluant ces espèces tous les 2, 3 ou 4 ans, en alternance avec le blé et/ou le lin. Nous avons employé deux cultivars de canola, dont un hybride tolérant à un herbicide et résistant à la jambe noire et un cultivar classique à pollinisation libre, non tolérant à l’herbicide et sensible à la jambe noire. Les sous-parcelles correspondaient à divers traitements fongicides ciblant à la fois la jambe noire et la pourriture à sclérotes, dans le cas du canola, ou l’ascochytose, dans le cas du pois. La séquence des cultures et la durée de la rotation ont eu un effet sur la teneur en N nitrique résiduel de la plupart des couches du sol et sur la teneur en P extractible de nombreuses couches, ces teneurs atteignant un maximum après les cultures continues. L’application de fongicides faisait diminuer la teneur du sol en N nitrique résiduel, mais elle n’avait aucun effet sur sa teneur en P extractible. Dans le cas de nombreuses rotations, l’espèce cultivée une année donnée avait un effet significatif sur la teneur du sol en N nitrique. Par exemple, la teneur du sol en N nitrique résiduel était généralement maximale après une culture de pois ou de canola à pollinisation libre, mais également après une culture de lin dans le cas de la rotation de 4 ans incluant cette espèce. Dans le cas de toutes les rotations, l’espèce cultivée une année donnée n’avait aucun effet sur la teneur du sol en P extractible. Dans les diverses rotations et dans les diverses cultures de chaque rotation, les teneurs les plus faibles en N nitrique ré
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