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Lorsqu’on creuse un peu l’analyse du côté des personnes ayant rapporté le moins de coûts supplémentaires spécifiques et généraux, on découvre que ce sont surtout celles qui présentent des problèmes de santé mentale. Elles apparaissent comme subissant le plus d’entraves dans l’exercice de leur participation sociale. En effet, malgré leurs aptitudes, Luc, Sylvain et Marc, tous trois participants à l’étude, vivent de l’aide sociale et sont en état de grande pauvreté. Leurs besoins courants sont difficilement comblés, tandis que leur réseau familial est peu susceptible de les aider financièrement. Plus encore, plusieurs de leurs besoins particuliers importants, comme par exemple l’intégration sociale et professionnelle, demeurent sans réponse. Conséquemment, d’autres besoins, par exemple de socialisation et de participation, sont ignorés, faute de revenus. À ce sujet, le cas de Luc est patent. Dans la cinquantaine et vivant avec un problème de santé mentale grave, son état est désormais stabilisé et il a tenté un retour au travail il y a quelques années. Or, son employeur n’avait pas, selon lui, respecté les conditions d’embauche négociées avec le service d’intégration en emploi : « L’employeur a pris sa subvention, mais j’ai été laissé à moi-même, sans encadrement, ni accueil ni adaptations. J’y ai laissé ma santé et depuis ce temps, je vis plus modestement…et me contente de vivre comme ça. » Luc vit seul dans une modeste chambre en ville, il n’a pas d’ordinateur, il sacrifie beaucoup sur les loisirs et dit vivre « en ermite ».
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