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Tous les Iraniens sont victimes de l’appareil répressif mis en place par le régime, ces mécanismes de répression étant en outre souvent utilisés par des factions rivales qui se font la lutte à l’intérieur même du régime. Toutefois, les figures de l’opposition, les opposants pacifiques issus de la société civile et les militants des droits de la personne font l’objet d’une répression constante en raison du risque fondamental qu’ils posent pour la légitimité du régime. Quatre ans après le soulèvement du Mouvement vert, les leaders réformateurs Mir Hossein Mousavi et Mehdi Karroubi restent assignés à résidence à Téhéran avec leurs familles, sans contact avec l’extérieur. Mostafa Tajzdeh est toujours en prison après avoir, avec d’autres militants, intenté des poursuites devant les tribunaux contre plusieurs commandants des Gardiens de la révolution dont ils alléguaient qu’ils s’étaient immiscés dans l’élection présidentielle de 2009. Les avocats Nasrin Sotoudeh — à qui l’Université York a décerné un doctorat honoraire la semaine dernière — et Mohammad Ali Dadkhah sont toujours détenus dans la prison d’Evin pour s’être portés à la défense des droits de la personne. Les avocats Abdolfattah Soltani et Mohammad Seifzadeh ont été emprisonnés à plusieurs reprises pour avoir défendu les droits de citoyens iraniens. Des générations successives d’étudiants militants — dont Arash Sadeghi, Abdollah Momeni, Behareh Hedayat, Sayed Ziaoddin Nabav et Majid Tavakoli — ont été arrêtés, emprisonnés, torturés et forcés de fuir le pays. Les mouvements de défense des droits des femmes — notamment la campagne Un million de signatures en 2006 — ont également fait l’objet d’une répression similaire, ou encore ont été démantelés ou forcés de se réfugier dans la clandestinité. Des femmes comme Shiva Nazr-Ahari et Mahboubeh Karam sont toujours emprisonnées. Des journalistes et des blogueurs poursuivent leur action en faveur de la liberté d’expression malgré les menaces brandies par le régime et les autorités, et les arrestations arbitraires. Un certain nombre d’entre eux sont toujours en prison : Jila Baniyaghoub, Ahmad Zeidabadi, Masoud Bastani, Foad Sadegh, Ali Ghazzali, Bahman Ahmadi-Amoyee, Isa Saharkhiz et Hossein Ronaghi-Maleki.
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