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Les caractéristiques biologiques du requin-pèlerin sont mal connues et les principaux paramètres, tels que le taux de croissance, de mortalité naturelle et de fécondité, sont hypothétiques plutôt que véritablement mesurés. Toutefois, il ne fait aucun doute que lespèce est relativement peu productive et incapable de soutenir un taux de mortalité, même modeste. Sa répartition semble limitée aux eaux dont les températures oscillent entre 6 et 16 °C, ce qui porte à croire que les observations de requins-pèlerins au nord de Terre-Neuve et dans dautres eaux froides seraient rassemblement des erreurs didentification de requins du Groenland. Il nexiste pas de pêche dirigée du requin-pèlerin dans les eaux canadiennes. Les prises accessoires observées dans le cadre des activités de pêche de pays étrangers ont atteint un sommet au cours des années 1980 et au début de la décennie de 1990, à environ 150 tm par année, mais leur moyenne nest que de quelques tonnes métriques par année (c.-à-d. quelques individus) depuis 2000. Le requin-pèlerin est capturé accessoirement au cours de certaines pêches canadiennes, la plupart des prises ayant lieu au cours de pêches du poisson de fond et du sébaste au chalut. Par rapport au total des débarquements, les prises accessoires estimatives totalisent en moyenne 164 tm par année (ce qui correspond à 164 requin-pèlerins) depuis 1986. Il est possible que les captures réelles soient légèrement plus importantes que lestimation, car peu dobservateurs sont affectés aux pêches aux engins côtiers comme les filets maillants et les trappes à morue. Aucun des relevés de poissons existants ne donne dindice dabondance du requin-pèlerin. Un indice annuel, tiré des relevés de baleines noires de la baie de Fundy, révèle une hausse sensible de labondance au cours des années 1990, suivie dune diminution tout aussi radicale jusquen 2000. Cette apparente variation de labondance est probablement due à des changements de la répartition, elle-même attribuable à des facteurs océanographiques, plutôt quà des mortalités. Une estimation de labondance absolue du requin-pèlerin réalisée au moyen de relevés aériens des baleines de la baie de Fundy, du plateau Néo Écossais, golfe du Saint-Laurent, et des eaux de Terre Neuve aurait permis de létablir à 4 200, 5 367 et 558, respectivement, pour un total de 10 125 à lété 2007. Cette estimation est toutefois incertaine en raison du nombre de suppositions invoquées, mais particulièrement celles qui so
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