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On Monday, September 17, 1848, as supporters of Lord Elgin were preparing a welcoming address for his visit, outrage from opposing Tories triggered the infamous Stoney Monday Riots. Armed with stones, sticks, muskets, firearms, and cannons, Tories (Catholics) and Reformers (Protestants) faced off over the Rideau Canal at Sappers Bridge (Brault 75).
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établis au Canada depuis bien plus longtemps que les immigrants, les Canadiens français occupent déjà la majeure partie des emplois dans le commerce du bois autour de Bytown, et nombre des ouvriers récemment mis au chômage veulent leur part. La plupart des ouvriers d’ascendance irlandaise (qu’on appelle les Shiners) sont extrêmement pauvres à leur arrivée et dépendent donc énormément du travail qu’ils pourront trouver sur place (Haig, p. 109). Trop pauvres, même, pour aller chercher fortune ailleurs, les Shiners usent de violence pour éloigner les Canadiens français et se faire une place dans le commerce du bois. Ils recourent à des tactiques remarquablement haineuses : ils rouent les gens de coups, empoisonnent les puits, brûlent les étables, volent les corps dans les corbillards, arrachent les vêtements des enfants qu’ils laissent nus dans la neige (Haig, p. 109). Pendant l’hiver 1830, des truands des plus cruels font exploser une maison familiale à Hog’s Back (Haig, p. 111). Une autre fois, à l’occasion d’une querelle interne entre Shiners, un dénommé Michael Slaven fend le crâne d’un autre, appelé Bryne, qui essayait d’entrer chez lui. Le 9 juillet, le même Slaven frappe un Canadien français d’un coup de tisonnier en fer et, avec l’aide de Daniel O’Connor, s’enfuit à Hull pour échapper à l’autorité des magistrats du Haut-Canada (Haig, p. 110). Les habitants ont peur de ces gangs, mais en juin 1835, quelques Canadiens français finissent par prendre une violente revanche. Les bagarres se poursuivent quotidiennement (Haig, p. 110). Les francophones peuvent compter sur Joseph Montferrand (surnommé Big Joe Mufferaw), un natif de Montréal qui fait plus de deux mètres (six pieds) considéré comme « le plus grand cogneur de tous les temps dans les parages » (Mika, p. 132). Sa force proverbiale et ses coups de pied rapides comme l‘éclair entretiennent sa légende, que l’on racontera encore dans les camps de bûcherons plusieurs décennies après sa mort (Mika, p. 132). [Stompin’ Tom Connors a composé une chanson sur la légende de Joseph Montferrand, intitulée « Big Joe Mufferaw ».]
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