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In 1727, in an introductory letter to the librettist Houdar de La Motte of the Académie Française he wrote the following: «You will therefore appreciate that I am no novice in the art and that my skill does not appear laboured in my productions, in which I strive to conceal art through art itself; for my aim is to please people of good taste, not intellectuals, since there are many of the former and hardly any of the latter.» It is therefore clear that he was very eager to embark on major operatic projects.
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Au début de 1723 à quarante ans, il revient à Paris où il va rester jusqu'à sa mort. Un an plus tard il publie chez Boivin, et avec grand succès, son deuxième recueil de Pièces de Clavecin, suivi en 1726 par la publication chez Ballard de son Nouveau système de musique théorique. Finalement arrive un grand événement dans sa vie privée : il épouse à 46 ans, Marie-Louise Mangot, une jeune fille de 18 ans, musicienne, selon Maret “une femme honnête, douce et aimable, qui a rendu son mari fort heureux ; elle a beaucoup de talents pour la musique, une fort jolie voix et un bon goût du chant”. Quelques années plus tard en 1734 Mme. Rameau chanta dans un concert pour la reine et le Mercure rapportera que “La reine loua beaucoup sa voix et son goût pour le chant”. C'est aussi à cette époque que Rameau commence à lutter pour se faire une place dans le monde de l'Opéra, du ballet et de la tragédie lyrique. Dans sa lettre de 1727 à Houdar de La Motte, où il présente ses œuvres, il lui fait remarquer ceci : “Vous verrez, pour lors, que je ne suis pas novice dans l'art et qu'il ne paraît pas surtout que je fasse grande dépense de ma science dans mes productions, où je tâche de cacher l'art par l'art même ; car je n'y ai en vue que les gens de goût et nullement les savants, puisqu'il y a beaucoup de ceux-là et presque point de ceux-ci”. Il montre ainsi jusqu'à quel point il désire entreprendre des projets lyriques importants. L'académicien conserve la lettre mais ne lui répond pas. C'est grâce à l'amitié de Piron, qu'il entre en contact avec le Fermier général Le Riche de La Pouplinière, mécène et grand amateur de musique, chez qui est représenté en privé (avril 1733) son premier opéra Hippolyte et Aricie. Puis lui succèderont Les Indes Galantes son premier “Ballet Héroïque” qui sera suivi jusqu'à sa mort le 12 septembre 1764, de magnifiques chefs-d'œuvre de la musique lyrique et instrumentale pour orchestre, répartis dans une vingtaine d'œuvres pour l'Opéra.
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